ACTE III, SCÈNE IX
Lequel ?
DOMINIQUE
Il y a trois ans, mademoiselle Catherine , fille aînée de monsieur, était venu le voir à Paris. Pour la distraire, nous allâmes laire une partie de bateau à Saint-Cloud ; mais la jeunesse est si vive et si imprudente ! en passant d’une barque dans une autre, mademoiselle- Catherine se laissa tomber dans la rivière...
Et c’est vous qui l’avez sauvée , mon bon Dominique ; oh ! je n’oublierai jamais le service que vous m’avez rendu en cette circonstance, et mon seul regret est que votre désintéressement ne m’ait pas permis de vous récompenser.
DOMINIQUE
Eh bien, monsieur, je vais vous ôter ce regret. Depuis que la petite Amélie est au monde, je me suis presque uniquement occupé d’elle. Dans la grande maladie qu’elle vient de faire, je ne l’ai pas quittée une minute, cela m’a beaucoup attaché à cette entant. Je vous demande de la garder chez vous.
Dominique...
DOMINIQUE
Je vous le demande comme prix du service que j’ai rendu à mademoiselle Catherine.
J’avais pour éloigner Amélie les raisons les plus importantes, les plus sérieuses; mais vous exigez qu’elle reste...
DOMINIQUE
Je vous en supplie !
Elle restera, j’y consens.
DOMINIQUE
Elle restera! elle restera!
la verrière, qui s'esl assis.
Ma potion, maintenant.
DOMINIQUE
La voilà.
Mettez-y un peu'plus d’opium, je veux dormir.
DOMINIQUE
Mais, monsieur, le médecin permet-il qu’on augmente ainsi la dose ? ;
Oui , il le permet.
DOMINIQUE
Singulier remède ! ]>our tout autre que pour vous, cette potion serait mortelle... ( Un laquais entre et remet une lettre à Dominique ; celui-ci en regarde la suscriplion.) Ah ! monsieur ,
Dieu vous récompense de ce que vous venez de faire pour la petite Amélie. Voilà une lettre de Bordeaux ; vous allez avoir de bonnes nouvelles de mademoiselle Catherine. (Sur un signe de La Verrière, Dominique sort.)