SCÈNE VIII
LA MARQUISE, LA VERRIÈRE, THOMÉ, LALOUETTE , agents,
puis MARIE. *
THOMÉ
Eh bien, M. le conseiller, en êtes-vous sûr maintenant? il n’y a ici qu’une femme, madame Thomé, que vous avez forcé de comparaître devant vous en jupon court et en cornette de nuit. Vous avez donc fait une campagne toute différente de celle de César : vous êtes venu, vous avez vu et vous êtes vaincu.
LA VEUR1ÈRE
Et d’où vient que votre fils n’est pas encore rentré ?
THOMÉ
C’est qu’on meurt à toutes les heures.
Nous verrons s’il n’a pas de meilleures réponses à faire devant la justice. (La marquise écrit quelques mots sur des tablettes et va les lui donner, il lit à la dérobée .)
la marquise, à La Verrière.
Eh bien, que vous avais-je dit? que vous ne découvririez rien. J’espère que vous allez vous retirer et nous permettre enfin de dormir. Le jour ne tardera pas à paraître.
THOMÉ, à part.
C’est vraiment une charmante femme. (Il va donner le bras à la marquise.)
* Thomé.