‹ Madame de MaintenonChapitre 93 sur 128 · ACTE IV. — SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV. — SCÈNE IV

LE ROI Ma foi ! je ne sais trop...

Montrant madame de Maintenon.

Consultez la raison.

C'est, dans tout embarras, ici que j'en appelle.

Ne peut-on les suspendre aux murs de la chapelle. Sire ? Toute victoire, ici-bas vient de Dieu.

LE ROI

Que disais-je ? On suivra, madame, votre vœu. Je vous reconnais là.... Toujours pieuse et sage.

Aux ministres.

Ensuite ?

LOUVOIS

Nous avons payé selon l'usage, La dépense, — en voici le mémoire acquitté, — Pour le jardin du roi qui s'est fort augmenté. Pour la bibliothèque et les académies.

Mais nous devons songer à des économies. Sire, c'est ruineux! Il faut y réfléchir.

LE ROI

Payez. Se ruiner ainsi, c'est s'enrichir. — Après ?

L O U V O I S , après un silence.

Nous n'avons plus qu'une affaire pendante, Celle des huguenots jugés en chambre ardente.

MADAME DE MAINTENON, à part.

Des huguenots ! Encore !

LE ROI, à madame de Maintenon.

Ah ! oui, figurez-vous.

Que quatre aventuriers, — je dis mal, — quatre fous. Ont cru que leur parti reprendrait l'avantage Quand il aurait le duc de Bourgogne en otage. C'est affreux, n'est-ce pas? Mon petit-fils volé!

MADAME DE MAINTENON, à part.

Ah ! ce danger duquel Samuel m'a parlé ! Je tremble !

^ LE ROI

Heureusement toute la bande est prise.

Le marquis de Louvois veillait, et l'entreprise A misérablement avorté cette nuit.

Ils seront châtiés sans éclat et sans bruit; Car nous ne voulons pas de martyrs politiques.

MADAME DE MAINTENON, d'une voix tremblante.

Et comment se nommaient ces quatre fanatiques?

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