MADAME DE MONTESPAN A DANIEL HUET
A Saint-Joseph, ce mercredi saint I1C92).
US n'avez qu'à dire ce que vous voulez pour aller à jon, soit par sollicitation, soit par toute autre chose. Vous endrez aisément, car, ne souhaitant rien davantage que )us avoir dans ce voisinage, je ferai tout assurément réussir, autant que Ton peut assurer les choses de ce le.
vous convie aussi de venir à Saint-Joseph : il y a maint un ouvrage qui est digne que vous le voyiez, et, dans itre temps, je douterois que vous en fussiez digne. Mais vous dirai pas ce que c'est présentement ; vous êtes ime du monde avec lequel il faut le mieux distinguer le 3, et celui-ci en est un de complaisance de ma part m'en attirer une de vous.
vous envoie quatre pistoles pour votre quête ; s'il en [avantage, vous n'avez qu'à ordonner.
Ce dimanche matin [Juin 1692].
sœur me manda hier la mort de M. d'Angers ^ Si vous
le que la jeune duchesse de Charires demandait en 1692 à ma-
de Maintenon, et n'y aurait-il pas eu altération de nom dans la
'iption du Manuscrit des dames de Saint-Cyr ?
ïprès La vallée, la demande de la jeune duchesse ne fut pas
llie.
nri Arnauld, évoque d'Angers, du 29 juin 1650 au 8 juin 1692,
! de sa mort.
avez encore le même goût pour notre voisinage, ce une belle occasion. Les bulles n'en sont point encore d( 11 n* est pas besoin de vous dire la joie que nous auriom vous avoir si près de nous ; ce seroit même un avantage: lide pour madame Tabbesse dans cette aiïaire importante! Fontevrault. Comme je ne sais pas si cela seroit aussi ai tageux pour vous, je n'ose pas vous en dire davantage. vous supplie, Monsieur, de me mander des nouvelles de tre fluxion ; j*en suis fort en peine, à cause du maum] temps.
[Juin ou juillet 1092.]
Ce n'est point la raison que vous pensez qui m'a retenue; tous les pas en étoient faits, et par de si bonnes raisons, que je n'avois aucune peine à en faire l'honneur; mais j'ai trouvé qr.e l'affaire n'étoit point avantageuse pour vous, et c'en fut assez pour que je n'y pensasse plus. Je me retranche au voyage de Bourbon. Je vais faire des consultations pour Irouver ce remède excellent pour toutes sortes de gens; et quand nous vous y aurons conduit, vous ne pourrex vous défendre de revenir par voire route ordinaire et de donner à ma sœur un peu de votre temps, qui lui est utile et agréable. Je n'ose parler de moi; tout ce que vous m'offrez méfait une honte extrême, et si je n'ai point de paroles pour y répondre, je vous assure que je sais très-bien sentir ce que je dois.