CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
Un joli legs, et bien du temps, que ne mentionne pas lé testament de madame de Pompadour, fut le legs, pendant sa dernière maladie , de son perroquet, de son chien, de son sapajou à Buffon, qui prenait l'engagement de soigner les trois bêtes aimées de la marquise après sa mort. Et Buffon tint parole; le sapajou, le chien et le perroquet de la favorite vécurent, moururent doucement à Montbard (1).
Mourante , madame de Pompadour demeurait la
•igné les dispositions ci-dessus, Ta chargé verbalement de distribuer à des pauvres rargent qu'il trouvera dans la table volante en forme d'écritoire de madame, pour laquelle distribution il trouve roit dans la mâme table une note indicative par lettres initiales des noms de ceux auxquels Tintention de madame est que l'argent soit remis. Plus, de récompenser noblement les médecins, chirurgiens, apothicaires et garçons de l'apothicaire du Roi, qui l'ont vue et soignée pendant sa maladie. Enfin, qu'elle vouloit que Ton donnât à la dame Bertrand, sa garde, 3,000 liv., parce qu'elle étoit fort contente d'elle. » Mémoires historiques et anecdotes de la cour de France. Paris, 1802. — Le testament de madame de Pompadour fut publié après la mort du marquis de Ménars, mort intestat et sans enfants, à la suite d'un procès entre M. Poisson de Mal voisin et la veuve de M. le marquis de Ménars. Voyez Mémoires secrets pour servir à Vhistoire de la république des lettres en France, vol. XX.
(I) Correspondance inédite de Buffon, publiée par Henri Nadault de Buffon, 1. 1. — Madame de Pompadour aimait à être entourée d'animaux. Ses chiens, nous les retrouvons gravés par elle sur pierre dore, dans des tableaux de Huet de sa collection, dans des tableaux de Bachelier du marquis de Ménars. Mais la favorite n'avait pas que des chiens, des singes, des perroquets; elle avait encore des oiseaux chanteurs, des oiseaux rares; et nous trouvons, dans le catalogue des tableaux d'Oudry publié à la suite de sa vie dans les Mémoires inédits sur la vie des membres de r Académie royale, m un petit tableau sur cuivre pour le cabinet de madame la marquise de Pompadour. Il représente ses oiseaux perchés sur un cerisier. Ils sont tous portraits. »
présentant l'Amitié; cest son portrait et le mien vingt ans qiœje le cannois.
A madame d'Amblimont (1) ma parure d'éme Si j'ai oublié quelqu'un de mes gens dans ma ment, je prie mon frère d'y pourvoir, et je c mon testament; j'espère qu'il t7'ouvera bon le i que l' amitié me dicte et que j'ai fait écrire par. lin , n'ayant que la force de le signer,
La marquise de Pompadour
A Versailles, le 15 avril 17G4.
madame de Pompadour, avec un taux nez fait d'une vessie et rue postiche, se rend en cachette chez la tireuse de cartes J c'était Gontaut qui accompagnait la favorite.
(1) Madame d'Amblimont et madame d'Esparbès étaient ap] la marquise « ses petits chats ». « Tout ce qui nous occupe, à Louis XV, est du yvrc pour elles; mais leur gaieté me rend i me permet de reprendre ensuite les choses sérieuses. Vous avez sire, qui vous disi >'ait, et elles m'en tiennent lieu. » Reparlant temps de là à madame du Ilausset de madame d'Amblimonl quise disait : « C'est une personne unique peut-être pour sa fia