DE Mme DE SÉVIGNÉ A Me DE GRIGNAN
À Paris, vendredi 5e avril 1680.
« Je serois du vôtre pour rompre le carême,
si je n'étois persuadée avec du Chesne que l'usage que je fais de l’eau de cerises tous les matins ma entièrement guérie de cette légère disposition que j’avois à la néphrétique. C'est un remède infaillible pour un mal aussi invétéré que le mien, et plût à Dieu que vous eussiez autant de soin de vous gouverner pour l'amour de moi, que j'ai eu d'attention à me guérir pour l'amour de vous. »