‹ Madame de Sévigné maladeChapitre 111 sur 134 · DE Me DE SÉVIGNÉ AU COMTE DE GUITAUT · texte numérisé non relu

DE Me DE SÉVIGNÉ AU COMTE DE GUITAUT

A Paris, ce 9° avril 1683.

« Il y a douze jours que je suis enrhumée d’une manière à faire peur, car j'avois une poitrine bridée et douloureuse, et une petite fièvre avec cela compose tout aussitôt une maladie mortelle. Je voulus pour obvier, passer un peu par les mains de notre beau Passerat; il me fit une saignée admirable, après avoir examiné près d'une heure avec quel soin la Providence cache

(1) Polychreste, sel polychreste, espèce de sel purgatif.

mes veines aux yeux des plus habiles chirurgiens. Il fut ravi quand il eut répandu mon sang, et me demanda de vos nouvelles avec une affection pleine, ce me sembloit, de beaucoup de reconnaissance. Ce coup de lancette m’a guérie. »

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