‹ Madame de Sévigné maladeChapitre 28 sur 134 · NN · texte numérisé non relu

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rais pas tout perdu, il faudroit peut-être m'envier; mais je suis impatiente, ma fille, et je ne comprends pas comment on peut vivre sans pieds, sans jambes, sans jarrets et sans mains. Il faut que vous pardonniez aujourd’hui cette lettre à l’occupation naturelle d’une personne malade : c’est à n’y plus retourner, et dans peu de jours nous serons en état de vous écrire tout comme les autres.

.…. « Adieu, ma chère enfant ; avec tout cela mon mal n’a été que douloureux, et tous ceux qui prennent intérêt à moi n’ont pu trouver un moment sujet d'avoir peur; ma fièvre étoit nécessaire pour consumer l'humeur du rhumatisme, et présentement que je n’en ai plus, il n’y a qu’à attendre patiemment le retour de mes forces, et que l’enflure se dissipe. » :

497. DE CHARLES DE SÉVIGNÉ, SOUS LA DICTÉE DE Mme DE SÉVIGNÉ À Me DE GRIGNAN.

Aux Rochers, mercredi 29e janvier 1676.

« Ce qui vous paraîtra plaisant, ma fille, c’est que je suis guérie, que je n'ai plus ni fièvre, ni douleurs, et que pourtant je ne vous écrirai point, mais c’est par la raison même que je suis guérie, que je ne puis écrire. Mes douleursse sont changées en enflure, de sorte que cette pauvre main droite ne me peut plus servir à griffonner comme ces jours passés : c’est encore un peu d'incommodité qui ne durera pas longtemps. Je ne suis présentement qu'à me consoler des

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