‹ Madame de Sévigné maladeChapitre 79 sur 134 · DE Me DE SÉVIGNÉ A Me DE GRIGNAN · texte numérisé non relu

DE Me DE SÉVIGNÉ A Me DE GRIGNAN

A Paris, vendredi 25° septembre, chez Mme de Coulanges.

« …… En vérité c’est une terrible maladie ; mais ayant vu de quelle façon les médecins font saigner rudement une pauvre personne, et sachant que je n’ai point de veines je déclarai hier au premier président de la cour des aides, qui me vint voir, que si je meurs jamais, je le prierai de m’amener M. Langevin dès le commencement, j'y suis très résolue. Il n’y a qu’à voir ces Messieurs pour ne vouloir jamais les mettre en possession de son corps ! C’est de l’arrière-main qu’ils ont tué Beaujeu. J’ai pensé vingt fois à Molière depuis que j'ai vu tout ceci. Cependant j'espère que cette pauvre femme échappera malgré tous leurs mauvais traitements. »

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