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CHAPITRE III

Dernières intrigues, dernières années (1736-1749).

Le Père de l'Église d'Embrun : effervescence et apaisement. — Mme de Tencin réconcilie son frère avec Fleury. — Tencin cardinal (1739). — Le conclave de 1740 : élection de leur ami Lambertini. — Les menées de Mme de Tencin à la cour : elle lie partie avec Richelieu. — Le cardinal, archevêque de Lyon

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et ministre d'État. — En route vers « le grand objet M. — A la recherche d'une sultane : Mme de Tencin contre la Mailly et pour la Tournelle. — Ses efforts pour introduire son frère dans l'intimité du f{oi et l'imposer au Conseil. — Mably, souffleur du Cardinal. — Coalition des ministres contre Tencin et sa sœur. — Mort de Fleury (1743) : les Tencin restent en vue de la « Terre promise ». — Lassitude du cardinal; Mme de Tencin s'obstine et s'accroche à la favorite : lettres anonymes, chansons, petits papiers.

— Mme de la Tournelle, créée duchesse de Chàteauroux. — Elle s'allie à Richelieu et aux Tencin pour « dégoter » le Maurepas. — La grande politique : Louis XV à l'armée. — Bienveillance de la favorite pour Mme de Tencin. — Maladie du Roi : incertitude et anxiété. — Triomphe de la Chàteauroux : renouveau d'espoir. — Mort de la Chàteauroux (1744).

— Mme de Tencin, chaperon de la Pompadour et amie des Paris. — Sa ténacité à espérer malgré tout.

— Intrigues secondaires : l'affaire de la baronnie de Ré. — Les mariages. — Dernières années : « sans enfants ». — « L'Esculape » et les arriis de la « nymphe adorée ». — Sa mort (4 décembre 1749); son oraison funèbre par le pape. — Retraite et fin décente du cardinal 81

Leur authenticité : la légende de la collaboration avec Pont de Veyle et d'Argental. — Déception du lecteur mal averti : ce ne sont pas des mémoires déguisés.

— Souvenirs involontaires de sa vie amoureuse et de sa vie de couvent. — Objectivité classique de ces romans. — Leur contenu : complication et enche-

:m2 table des matières.

l'agcs.

vètrement. — Leur manière : ni pittoresque, ni archéologie, ni couleur locale. — Le genre du roman « historique ». — Les héritières de Mme de La Fayette. — Ce que doit Mme de Tencin à La Princesse de Clèves. — Tendances nouvelles : art moins dramatique et plus psychologique. — La « science du cœur » ; « le vrai peu commun » ; les petites « découvertes » en « pays inconnu ». — L'influence de Marivaux. — Le succès; ses raisons : volupté et sentimentalité. — La contagion de Manon Lescaut : plus de galanteries, mais « de belle et bonne passion ».

— L'originalité de Mme de Tencin : analyse de sentiments transitoires et incertains. — La casuistique de l'àme et non sa vie. — Étude des sentiments généraux : sentences et maximes. — Chercher Mme de Tencin dans son salon et dans ses lettres plutôt

que dans ses romans 130

La cour do la jeune dame de Tencin. — Les quémandeurs d'amour, qui trouvent « bien fâcheux de finir leurs lettres par des respects » : le comte de lloym.

— Les débuts du salon parisien. — Les familiers de la rue Saint-Honoré : Fontenelle et La Motte. — Les autres habitués. — Services que leur rend Mme de Tencin. — Amitié qu'ils lui donnent. — La mort de la marquise de Lambert (1733), et la constitution définitive du salon. — Les Sept Sages : Fontenelle, Marivaux, Mairan, Mirabaud, De Boze, Astruc et Duclos. — €ercle docte, presque grave. — Les femmes s'y sentent mal à l'aise. — L'apprentissage de Mme Geoffrin, qui convoite la succession. — Les mardis : honnêtes gens et étrangers de distinction. —

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Monlesquieu introducteur des Anglais. — Une lettre de présentation de lord Chesterfield. — Gabriel Cramer et Jean Jalabert. — Benoit XIV' : Cori'espondance du pape et de la nonne défroquée. — Les « Français par régénération » : Mme de ïencin fait de Paris « le salon de l'Europe ». — Le « temple du goût ». — La « prêtresse » : cordialité et simplicité.

— Les divertissements : portraits, maximes, lectures. — Mme de Tencin et les débutants. — L'antichambre académique : l'élection de Marivaux. — Mme de Tencin contre Voltaire : raisons politiques et littéraires. — Le salon intime : gaîté et trivialité.

— Libres conversations : comment on les retrouve dans ses lettres 173

AmplQuret diversité de sa correspondance. — Le peu qui en reste : rares échantillons de ses différentes manières. — Groupe principal : les lettres à Richelieu de 1742 à 1744. — Occasion et but : maintenir, malgré la distance, la coalition des Tencin avec le duc. — Renseignements, conseils, entente. — L'art atteint par surcroît. — Le réalisme de cet art. — Vigueur, joliesse et originalité du style. — Le tempérament de la femme. — Apreté des haines : l'horreur du Maurepas. — Exubérance de ses affections : tendresse pour Richelieu. — Le fonds d'égoïsme : aveu imprudent. — Principes positifs. — Galanterie et débauche : cynisme ou indifférence. — Impudeur du langage. — Mépris des femmes. — Virilité du jugement. — La chute de l'ancien régime. — Les ministres, le Roi : révolte devant « la nonchalance du Maître ». — Maximes d'énergie : contre les « âmes de chitfe ». — De la « vigueur » et de la « force »... 220

314 TABLE DES MATlftUES.

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Impressions dernières : souveraineté du vouloir. — Elle n'a vu dans la vie que des « outils à mettre en œuvre ». — « Sans principes, capable de tout exactement ». — Dédain profond pour l'espèce humaine. — Supériorité des hommes sur les femmes : regret de ne pas avoir été un homme. — Des amis et pas une amie. — Un esprit' masculin. — Admiration des contemporains pour « la femme forte » : une'« amazone » manquée 248

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