‹ Madame de TencinChapitre 32 sur 200 · Le 2 décembre · texte numérisé non relu

Le 2 décembre

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Cependant l'abbé à Rome restait toujours abbé, et <> faisait des réflexions sur la sing-ularité de son étoile ». Il songeait à ce « fripon » de Luffitau, et se comparaît tristement à lui : « Un malheureux moine, écrivait-il ù sa sœur, est fait évoque pour entrer dans le ministère de Rome, et moi, au bout de deux ans et demi, sagement, heureusement et utilement employés, je ne puis pas voir mon établissement assuré* ». C'était vrai, « Dubois lui avait manqué essentiellement», puisqu'il avait eu l'indélicatesse de mourir sans avoir casé son protégé. Il fallait opérer une sortie décente et rentrer en France par un évèché. Mme de Tencin repart en campag-ne, fait le sièg-e de Morville, le nouveau secrétaire d'État aux Affaires étrang-ères^, et enrôle au service de l'abbé, tout le bataillon de ses amis : Fontenelle portera lui-même au ministère les lettres du solliciteur, et rappellera à Morville les promesses de Dubois ^. Si le comte de Hoym va à Versailles, il devra se souvenir qu'il y a des sièges vacants, et y glisser, s'il le peut, le candidat perpétuel*. Ces bonnes amitiés « consolent Tencin de toutes les ingratitudes qu'il a éprouvées " », et réparent la nég-ligence de Dubois. En juin 1724, il est nommé prince-archevèque d'Embrun. Cet archevêché « mit unegrande tranquillité dans son âme" ».

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