‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 118 sur 139 · Le bonheur fut bien plus court, et vite troublé · texte numérisé non relu

Le bonheur fut bien plus court, et vite troublé

avait posé la plume pour donner à sa mémoire le temps de rechercher comment il avait rempli le devoir qu'il s'était imposé; il ne la reprit pas. Les dernières lignes que sa main traça furent ainsi pour madame de Warens.

Moins d'un mois après, en mai, il se retira, malade de corps et d'esprit, à Ermenonville chez de M. de Girardin. Le 2 juillet, ayant essayé de sortir, il se plaignit du froid et de mal à la tête. Thérèse lui apportait une potion lorsqu'il tomba la face sur le sol et mourut sans prononcer une parole. On a dit, sans preuves suffisantes, qu'il s'était suicidé l.

1. Louis Blauc, dans l'Histoire de la Révolution française, tome Ier, au chapitre intitulé : « Deux révolutions », a fait un récit dramatique et coloré de la mort de Voltaire et de celle de Jean-Jacques.

Page 1