‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 94 sur 139 · Le régisseur pour la société Perrichon et Cie · texte numérisé non relu

Le régisseur pour la société Perrichon et Cie

2. D'après l'original aux Archives de la Société florirno titane. La signature, et la formule de politesse qui la précède, sont

II n'apparaît d'aucune pièce que Wintzinried ait exécuté son projet de prier M. Perrichon de lui obtenir en France un emploi, de même qu'à M. Rousseau, mais ces derniers mots semblent établir que Jean -Jacques s'était adressé avec succès à l'ancien gouverneur de Lyon. L'emploi que son intervention lui procura ne peut être que celui de caissier chez M. de Francueil qu'il occupa durant quelques mois en 1750.

François Fabre, à qui de Gourtilles fait allusion, et qui s'intitule maître fondeur de fer coulé, était alors en pension depuis onze mois chez le baron d'Angeville, par ordre de madame de Warens. Le 21 mars 1755 il en laisse une déclaration à M. d'Angeville pour qu'il fasse payer cette pension à sa commettante. Fabre avait sans doute été envoyé à Allonzier ou à la Caille i pour faire des découvertes.

Le 26 avril 1755 M. Bergonzy agissant, ditil, au nom de son gendre Wintzinried de

seules de l'écriture de Wintzinried; les quatre pages de la lettre pourraient bien être de la main de sa femme. L'orthographe, que nous avons redressée, est loin d'être aussi défectueuse que dans les autographes de madame de Warens. 1.. Village sur la route d'Annecy à Genève, à trois lieues d'Annecy.

Courtilles et de la baronne de Warens admodie à un habitant de Saint-Pierre de Belleville le droit exclusif di'excaver le charbon de pierre dans cette paroisse et dans celle des Allues, moyennant le prix de dix livres par an \

Malgré les exhortations de Courtilles, madame de Warens ne se hâte pas de revenir à Chambéry. En mai, elle est encore à Evian où son parent, M. de Loys, lui écrit de Thonon qu'il ira bientôt lui rendre ses devoirs et répondre de vive voix à toutes ses bontés et à la confiance qu'elle lui témoigne. Si on lit entre les lignes, on peut croire que M. de Loys jugeait suffisante une première visite qu'il avait faite à la baronne et ne désirait pas avoir des rapports suivis avec elle. Il lui dit :

Madame,

J'ettois bien à la bonne foy d'exécuter quand je vous promis que j'aurois l'honneur de vous aller voir peu de tems après celui que j'avois eu de vous aller rendre mes obéissances a Evian, mais la multitude d'affaire que j'ay ne me laisse pas le maître de faire tout ce que ie devrois et que ie voudrois. Ma femme a été fort incommodée sur la fin de sa grossesse ce qui a, a ce que ie crois, contribue a accoucher plutôt que l'on avoit conté d'un garçon

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