‹ Madame de Warens et J.-J. RousseuaChapitre 10 sur 139 · M. Boudet dit bien qu'aux termes du testament île · texte numérisé non relu

M. Boudet dit bien qu'aux termes du testament île

l'eveque, la pension devait Être continuée après sa mort,

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auteur, « les libéralités royales n'ôtent point à madame de Warens, le mérite d'avoir abandonné de grands biens et une situation brillante au sein de sa patrie, pour suivre le Seigneur dans une terre étrangère ». II ajoute que le roi lui offrit « d'augmenter sa pension pour la mettre en état de vivre d'une manière conforme à sa naissance si elle voulait entrer au palais, au service de la reine, mais madame de Warens témoigna qu'elle était désormais insensible aux honneurs et aux faveurs de la fortune >.

Illusions de panégyriste !

En 1726, l'humeur de la reine Anne d'Orléans, femme de Victor Amédée II, était devenue fort difficile; elle n'aurait pas supporté auprès de sa personne une nouvelle comtesse de Verrue, à supposer que madame de Warens eût été de force à jouer un tel personnage. A la fin de l'année, le roi, répondant aux souhaits de bonnes fêtes que M. de

mais il est probable qu'il a été mal informé. H. Angleys (Histoi-s des évêquet de Vaurienne), qui a fait connaître les principales dispositions testamentaires de monseigneur de Mazim, ne parle pas de madame de Warens et nos propres recherches ne nous ont rien tait découvrir qui confirme l'allégation de H. Boudet.

Bernex lui avait adressés, se borne à enregistrer le bon effet que les conversions opérées à Évian dans l'été précédent auraient produit et ne fait aucune allusion à de nouvelles faveurs :

. .. La confiance que nous avons en vos prières est toute particulière. Nous avons appris avec plaisir que les conversions de ceux qui ont embrassé notre sainte religion pendant notre dernier séjour a Evian ayent produit le bon effet que vous noua avés marqué et en vous assuraul de la continuation de notre protection, nous prions Dieu, etc.. Turin, ce 30 décembre 172G.

Signé : V. Axédée; Contresigné : Mei.lahède '.

Lorsque après l'abdication de son père, en septembre 1730, Charles Emmanuel III monta sur le trône, ni lui, ni la reine Anne Polixène ne purent avoir l'idée d'appeler à la cour, même dans une situation inférieure, l'énigmatique prosélyte *. Nous verrons d'ailleurs qu'elle eut quelque peine à obtenir le service régulier de sa pension.

Pour satisfaire ses instincts de grandeur

t. Archive! de la Société florimontane d? Annecy.

S. La reine Marie-Anne d'Orléans mourut le 2S août 112ft; en 1126, Viclor-Amédée II était déjà revenu a l'ancien amour qu'avant H liaison avec madame de Verrue, il avait eu pour

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et de générosité, madame de Warens avait besoin d'argent; elle ne se lassa jamais d'en rechercher et d'en demander. Dès la lin de 1726, elle fit écrire à son beau-père par le curé de Rumilly ' sans doute pour obtenir quelque secours, et dès qu'elle le put, elle lui intenta un procès que nous rapporterons, plus loin. Enfin, affirme le mari, ce ne fut pas les mains nettes, qu'elle partit de Suisse, et M. Boudet reconnaît qu'avant l'abjuration, elle retourna à Vevey pour mettre ordre à ses affaires afin d'avoir de quoi subsister en Savoie. Quoi qu'en ait dit Rousseau * madame de Warens fut toujours une assez médiocre catholique. Elle n'eut jamais l'idée de se livrer à la vie religieuse, et dès le moment où son mari la laissa à la Visitation, elle s'occupait de trouver une habitation dans la ville *. Il ne lui eût pas été possible d'être une « madame de Chantai » car si elle était divorcée en Suisse, elle n'en continuait pas moins à être une femme mariée

la comtesse de SaiDt- Sébastien et il avait placé celle-ci en qualité de dame d'honneur anprès de la princesse Polixene, femme de son fils.

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