I. Lettre DCCCXXXVUI du 31 août 1168 à M. Latliaud
ET JEAN-JACQUES ROUSSEAU. 4t I
mademoiselle Renou, mon cousin et n torrents de larmes...; puis s'élevant jusqu'au ciel, il prit ud langage si sublime qu'il nous fut impossible de le suivre...
Nous passâmes de cette cérémonie au banquet de noce. Pas un nuage ne couvrit le front du nouvel époux; il fut gai pendant tout le repas, chanta au dessert deux couplets qu'il avait composés pour son mariage, résolut dès ce moment de se fixer à Bourgoin pour le reste de ses jours. . .
Ce récit de M. de Cbampagneux eût été vraiment intéressant s'il avait été écrit à l'époque même de l'événement; mais il a été composébien longtemps après et alors que la lettre de Rousseau à H. Lalliaud et les Confessions étaient imprimées. Nous craignons donc que l'ancien maire de Bourgoin, grand admirateur de Jean-Jacques, n'ait fait que paraphraser la lettre du 31 août qu'il reproduit d'ailleurs en entier '.
Depuis le mariage Rousseau appela Thérèse madame Renou; et celle-ci put, comme une bonne bourgeoise, assister régulièrement aux vêpres le dimanche *. Bientôt le séjour de Bourgoin déplut au philosophe.
1. Voir la brochure de H. F[oculeh[, Séjour de Jean-Jacques à Bourgoin (Bourgoin, 18B0).