Nous avoua ddji tu ailleurs qu'il ùui\ protecteurs &n Usa
3. Ou a écrit Lencerade ; i\ s'agit du marquis qui avait gouverne en Savoie au tempe de l'occupation espagnole.
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372 MADAME DE WABESS
tous, moyennant que vous me procuriez, par le moyen de vos associés de Lyou, une somme de vingt à vingt-cinq louis, devant servir aux dépenses indispensables. Je vous rendrai compte de l'emploi de cette somme. Vous savez que vous pouvez vous&eràmoi, ma conduite et ma probité vous sont assez connues, ainsi que mon zèle pour votre service. Si vous voulez que nous réussissions, il se faut hâter, la personne qui doit agir se trouvant sur le point de se rendre auprès de l'infant, etc.
... Quant à la récompense que vous m'avez promise, en cas de succès, je compte bien que vous tiendrez parole. Je ferai tout au monde pour mener l'affaire & bien. Hais si vous ne m'envoyez pas immédiatement le petit secours que je vous demande, rien ne peut réussir. Rien, ne sort de rien. La barone de Warehs de La Tour.
Les mines, cependant, lui tenaient toujours au cœur. Le 24 mai 1760, au risque de tâcher de nouveau la proie pour l'ombre, elle engagea près d'une annuité de sa pension afin d'acheter de Vidal et de Chardon la part de la Société des houillères qu'ils avaient acquise le 9 août 1757 de Jean-Charles Perrin. Le prix est de mille cent soixante dix-neuf livres dont Chardon lui donne quittance en échange de la cession qu'elle lui fait des quartiers de sa pension jusqu'à final payement.
L'acte est encore passé en présence de
maître Jean Danel et dans la maison de Nezin.
C'est le dernier acte de madame de Warens que nous ayons retrouvé. Peu de jours après, elle fut clouée dans son lit par ses infirmités, et, au dire de M. de Conzié, « elle y souffrit durant deux années et succomba avec les sentiments d'une femme forte et bonne chrétienne ' ».
La pauvre femme devait être bien oubliée lorsque, le 30 juillet 1762, le curé de Lémenc fit ses modestes funérailles, et bien peu de ceux qui l'avaient connue jeune et brillante, gravirent avec son cercueil la côte rapide qui conduit de Nezin au vieux cimetière. A défaut de pierre tumulaire rappelant le nom de l'étrangère nouvelle convertie, le curé Gaime, qui était resté sans doute en bons rapports avec elle' depuis l'époque où il lui avait sous-loué le domaine de madame Revil (1737), voulut conserver et honorer sa mémoire. Il ne mentionna pas sa mort en deux lignes sèches, suivant l'habitude, mais il inséra dans les registres paroissiaux une courte notice de sa vie, où,
1. Notice c'ait. En juillet, H. de Coniie se trouvait dans les montagnes de le Tarentaisc (Voir plus loin sa lettre a Rojiaeau du S septembre 1762].
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lïi HADAHK DE WABENS
comme M. de Conzié, il affirme sa qualité de bonne chrétienne.
La roîci exactement :
Le 30 juillet 1762 a été ensevelie au cimetière de Lemens dame Louise française élèonor de la Tour veufve d» seigneur baron de Warens native de Vevey canton de Berne en Suisse morte hyer sur les dix heures du soir en bonne chrétienne et munie de ses derniers sacrements âgée d'environ soixante trois ans, il y avait environ trente six ans qu'elle fit abjuration de la Relligrôe protestante des lors elle a vécu dans notre Relligi«B et a fini ses jours dans le faubourg de Neiin ou elle habitait depuis environ huit ans dans la maison du S r Crépit» elle a habité cy -devant pendant environ quatre ans dans la maison du Sgr Marquis d'alinge elle a passé le surplus de sa vie depuis son abjuration dans cette ville. P. {Philibert) G aime, Curé de Lemens.
Le curé ignorait, semble-t-il, le séjour de madame de Warens à Annecy, de septembre 1726 à 1731 et celui de 1754-1755 en Chablats.
L'on ne connaît pas l'endroit précis où repose la pauvre baronne. En janvier 1839, toutefois, le propriétaire des Charmetles M. G.-M. Reymond, qui était aussi un habitant du faubourg Nezin, écrivait au curé de Gruflfy :
Elle est morte au faubourg de Nezin dans la dernière maison a droite en montant, près de la croix. Elle a été
ensevelie dans l'église paroissiale de Lémeoc. Selon la tradition et suivant ce que je tiens moi-même d'un ancien curé de cette p&roisse, elle aurait été inhumée & peu près à la place maintenant occupée par le tombeau et le monument sépulcral du général comte de Boigne.
Ce serait ainsi dans l'église, vers le milieu du mur de gauche.
M. Reymond ne savait pas la date de la mort de madame de Warens; cependant l'acte de décès avait été publié depuis longtemps. On le trouve dans le célèbre Voyage en Fïance pendant tes années 4787 à 1790, tome II, pages 88 et suivantes. Son auteur, Arthur Young, visita le cimetière de Lémenc et les Gharmettes a la Noël de 1789; le moment était mal choisi et il dut les trouver recouverts de neige.
Certaines circonstances paraissent indiquer que madame de Warens avait fait le métier d'espionne politique. Si les fautes de sa vie privée et ses erreurs industrielles ne lui avaient pas aliéné la faveur de la cour, c'est sans doute parce qu'elle rendait au gouvernement des services secrets, et c'est vraisemblablement pour en faire disparaître les traces qu'à sa mort le fisc saisit en prétextant l'exercice du droit
d'aubaine ' la maison qu'elle habitait. II la mit sous séquestre... et l'oublia. Quatre ans après le propriétaire dut se pourvoir pour en reprendre l'usage et obtenir une indemnité. On lui rendit sa maison en 1768, mais il ne fut payé qu'en 1776. C'est ce que nous apprend l'ordre suivant adressé à M. Mansoz, trésorier général de Savoie :
...Sur la relation du notaire Crépine qui implorait le paiement du loyer de la maison qu'il possède dans le faubourg de Nezin et qui a été retenue d'autorité publique et légitime dès le décès de madame de Warens arrivé en 1762, jusqu'en 1766, Sa Majesté a bien touIu pourvoir a son indemnisation, de la manière que vous avez proposé, en accordant la somme de quatre cents livres et la remise [au Sr Crépine] des meubles et effets dont il est parlé...
Turin, 29 mars 1176 ».
Les mines de la Haute-Maurienne continuèrent à être exploitées par M. Perrichon et ses associés. En avril 1758, le personnel se composait de : François Perraud Labranche, associé, mais seulement pour les mines de Bramans, Etienne Durand, commis, dauphinois; Thomas
1. Droit régalien en vortu duquel les biens de* étrangers non naturalisés appartenaient au Use (Constitutions du royaume de Sordaigne; titre XII, livre 6).