La célèbre réponse à l'archevêque de Paris
1,„,ny GOOglC
ne l'avoir pas écrite a nos Charmettes, où on y respire un air de sérénité et de tranquillité qui met un certain bien-être dans le cœur. Le mien soupire sans cesse que le vôtre en soit comble, et pour vous savoir et voir, mon cher ami, aussi heureux et content que je le serai, quand vous serrant dans mes bras, je pourrai face à lace vous répéter combien je vous estime, vous chéris, et partage vos peines.
Corne.
Rousseau ne put se rendre à Arenthon, mais il semble qu'il avait accepté d'aller à Chambéry. Il avait fait part de son projet à M. Moultou qui, le 7 juin 1763, le dissuade de passer par Genève et lui propose ce tempérament :
Allez à Chambéry mais avant d'entrer à Genève arrêtez-vous à Coppet ou à Genthod. S'il y a quelque chose de nouveau qui doive vous empêcher de paraître, je vous y enverrai la chaise; s'il n'y a rien vous vous arrêterez tant qu'il vous plaira. Je crois même qu'il conviendra toujours que vous ne fassiez qu'y coucher et que vous n'y séjourniez qu'à votre retour.
Jean-Jacques résolut alors d'éviter sa ville natale ', et, le 7 juillet, il écrit à Gauffecourt, qu'il sait être à Genève, de lui dire s'il doit se rendre à Aix pour sa santé ou pour ses plaisirs.
Je crois, dit-il, que je mourrais de joie en vous serrant dans mes bras. Je traverserais le lac, le
393 MADAME DE WARBRS
Chablais, le Faucigny pour vous aller joindre. L'amitié me donnerait des forces; la peine ne me coûterait rien '.
Mais sous la préoccupation qu'il a de sa mort prochaine, Rousseau renonce à son projet, et, au commencement d'août, il écrit à M. Moultou :
Dites au cher Gauffecourt que j'ai un extrême regret de ne pouvoir l'accompagner; je le désirais trop pour devoir l'espérer. Qu'il ne manque pas d'embrasser pour moi H. de Conzié, comte des Charmettes, et de lui témoigner combien j'étais disposé a me rendre à son invitation *...
Le 14 novembre, M. de Conzié, qui avait reçu l'ouvrage du père Gerdil % l'envoie à Rousseau avec la lettre suivante :
Dei Chumellot, eo ti novembre 1783.
Comment vous portez-vous, ami respectable : Voilà l'essentiel de mon billet, parce qu'on m'a assuré que votre santé est toujours très dérangée. Vous trouverez ci-joint, l'ouvrage que je vous avois annoncé du père