SCÈNE IX
CHAPONNIER, GEORGETTE.
CHAPONNIER, la bouilloire à lu main.
Diable de cafetière... va !
GEORGETTE, à part, contrariée.
Allons, qu’esi-ce qu’il y a encore ? (Haut.) Quoi, monsieur, vous voilà ! El ce bain de pieds ?
CHAPONNIER.
Ah ! bien oui, ce bain de pieds... ce sont les fauteuils qui l’ont pris pour moi.
GEORGETTE
Comment ?
CHAPONNIER.
En versant, je me brûle... Je lâche la satanée bouilloire... et... va te lanlaire... toute l’eau se répand sur le lapis... (Retournant la cafetiire.) Tiens, le voilà, le bain de pieds ! GEORGETTE, à part.
Bien ! autre anicroche!... (Haut a choponnier.) Alors, je vais en remettre chaufler...
CHAPONNIER.
Non... non... ce n’est pas la peine... Testomac me tiraille... décidément, je vais manger un morceau.
Il s'assoit deTaut la tabla.
GEORGETTE, à part.
Nous n’en,sortirons pas !
CHAPONNIER, qui a commencé i couper le pété, s'arrêtant, à part.
Unsüuperàune seule voix... quand on avait rêvé le duo!...
(Haut, après un moment d'hésitation.) GcOrgCtte ?
GEORGETTE
Monsieur?
CHAPONNIER.
Est-ce que vous croyez que madame dort encore î
Oh ! toujours, monsieur, toujours ! Tout à l’heure, je suis entrée à pas de loup dans sa chambre, et elle dormait pro-è fondément.
CHAPONNIER.
Tout à l’heure, c’est possible; mais depuis elle a pu s’éveiller.
GEORGETTE
Oh! non, monsieur!...
CHAPONNIER.
Non !.. non !.. Vous n’en savez rien. (So levant.) Il faut que je m’en assure.
GEORGETTE, à part.
Ah 1 mon Dieu I comment l’cmipêcher?...
CHAPONNIER.
Voyons... sans faire de bruit... eu marchant sur la pointe des pieds...
GEORGETTE, se précipitant devant la porta.
Monsieur!... monsieur!... n’entrez pas!
CHAPONNIER.
Encore !... Cette émotion n’est pas naturelle...
GEORGETTE, ù lort.
Que lui dire?
CHAPONNIÉR
Expliquez-vous, Georgetle!... Vous avez quelque chose...