SCENE XIII
SUlrC clef dans' le C3S...>(Lui faisant respiriT le flacon.) TcUCZ,
respirez ça.
GEORGETTE, après un t'^inps.
Ah! ç.a va mieux... je nie sons nius calml CHAPONMER.
Vrai?
GEORGETTE
Oui, c’est fini... c’est passé.
CHAPONMER.
Bravo !... Cette chère petite Georgette!.. '
Il veut i’embrasscr»
GEORGETTE le repoussant et passant à gauche.
Laissez-moi, monsieur, finissez I
CHAPONNIER.
Comment... de la rigueur?
J’ai de l’attachement pour ma maîtresse, et pour rien au monde je ne voudrais...
CHAPONNIER, interdit.'
Ah bah! mais cette belle passion?
GEORGETTE, avec étonnement joué*
Quelle passion?
CHAPONNIER.
Tu me disais il y a une heure que lu étais jalouse...
GEORGETTE
Oui, de voir souper madame.
CHAPONNIER.
Cü.iiment, de voir souper madame?
GEORGETTE
C’était par gourmandise.
CIIA ponnier.
Hein !... mais alors ce n’est pas moi que tu aimes?
GEORGETTE
lîh ! non, monsieur, c’est le homard.
CHAPONNIER.
Le homard!... et moi qui croyais... ^On entend sonner dan^tn chambre.) Ah 1 On SOnuC !
Madame est réveillée!
CHAPONNIER.
Restez! j’y vais... je me charge du service.
GEORGETTE
Eu ce cas, je vais me coucher. (Etie présente la lampe à Clia ponnier.) Bonsoir, monsieur.
Goorgette, Chaponnic'r.
CHAPONNIER, la lampe à la main, et sèchement.
Bonsoirl (a part.) C’éiait pour le homard!
GEORGETTE, un flambeau allumé à la main. a
Bonsoir, monsieur. •
CHAPONNIER.
Bonsoir!
JOSEPH, entr’ouTrant doncement la fenêtre, et bas A Georgette .
Venez, nous allons souper chez mon maître !...
GEORGETTE, un doigt sur la bouche.
Chut!
CHAPONNIER, qui s'est dirigé Ters la chambre dé droite, premier plan, ourrant la porte et parlant A la cantonade.
C’est moi, chère amie... je ne suis pas parti... L’affaire est arrangée... on ne se bat pas!
Il entre, dans la chambre. Le rideau baisse.
* Georgette au fond, Joseph à ta feDÔtre,Cbaponnier près de la porte à droite.