G H OE U R
Qu'a-t-il fait?
MARIETTA
Il a pénétré chez moi, chez une femme. Arrêtez-le.
CHOEUR
Arrêtons-le.
^ ACTE TROISIÈME Si
FORTUNATO
C'est fait, mais parlez-nous, madame, Et dites-nous ce qu'il voulait.
iM A R l E T T A .
Ce qu'il voulait.
L'ai'chidiic descend suivi de deux dragons.
COUPLETS
Ce qu'il voulait, qu'il vous le dise, Je suppose tout bêlement • Qu'il voulait me faire une surprise.
Sans m' demander mon agrément.
Je ne suis pas un' femm' farouche, Mais je me suis mis à crier.
11 fait maint'nant sa saint' nitouche.
Oh ! le brigand de brigadier,
J' dormais là haut, comm' un' marmotte, Il entre, et m' réveille en sursaut.
Gorbleu ! c'est ma coquin' de botte.
Excusez, dit-il tout penaud.
Vous voyez tous d'ici mon rôle, Et j'étais just' en train d' rêver J' sais plus à quoi, mais c'était drôle. Oh! le brigand de brigadier.
FORTUNATO
Diable, il faut un exemple à l'ordre, à la famille, Messieurs, il faut un châtiment, Qu'on l'emmène et qu'on le fusille Dans les fossés sans jugement.
l'archiduc.
Qu'on me fusille !
CHOEUR
Qu'on le fusille !
FOBTUNATO.
Allons, allons et prestement. (Bis en chœur.]
Les deux dragons s'avancent et mettent la main sur l'archiduc . l'archiduc, se débarrasse d'eux. — A Fortnnato.
Capitaine, un moment, l^as de scandale en ce château.
Gardez bien mon incognito.
Je suis l'archiduc.
FORTUNATO, étonné.
Eh quoi! Tarchiduc?
l'archid[jc.
Mais, silence !
Il se met à l'écart.
FORTUNATO, aux deux dragons.
Très-bien, mes amis, un seul mot, Pas de scandale en ce château, Gardez -bien tous ici son incognito, Car c'est l'archiduc. *