‹ Madame l'archiduc (volume 2)Chapitre 71 sur 114 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BONAVENTURA

Toujours '

FORTUNATO

Toujours, non, non.

TOUS QUATRE, riant.

Ah! ah! ah! ah!

FORT U NATO

Quelquefois peut-être, niais aujourd'hui, non.

FRANGIPANO.

De la discrétion...

PONTEFIASCONE.

Bien, capitaine, très-bien.

FORTUNATO

Je vous dis la vérité, l'exacte vérité, je puis assurer à Vos Excellences...

TOUS QUATRE, avec onction.

Excellences !

FORTUNATO

Mais j'ai toujours traité d'Excellences les personnes portant ce costunae.

BONAVENTURA

Vous pouvez continuer.

BONARDO.

Nous n'y voyons aucun inconvénient.

PONTEFIASCONE.

Et puisque vous venez de parler aux ministres...

FRANGIPANO.

Les ministres ont à vous parler.

PONTEFIASCONE.

Capitaine Fortunato, nous faisons appel à votre dévouement.

Je suis à vos ordres; mon devoir il y a huit jours était

de vous arrêter, mon devoir aujourd'hui est de vous obéir.

PONTEFIASCONE.

Nous aimons mieux ça.

BONAVENTURA

La situation est grave, capitaine Fortunato.

FRANGIPANO.

Nos pré(iécesseurs ont repris la suite de nos affaires.

PONTEFIASCONE.

Et, en ce moment réunis à l'auberge (Prononcez en italien.)

délia conspirazione permanenle,

FORTUNATO

Vous dites '^

PONTEFIASCONE.

L'auberge délia conspirazione pennanenie... ils préparent un soulèvement.

BONAVENTURA

Il faut agir !

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