ACTE DEUXIÈME
COUPLETS
GILETTI.
Si tu savais comme t'es drôle !
MARIETTA
T'as fièrement l'air emprunté.
GILETTI.
T'es décoU'té' jusqu'à l'épaule.
MARIETTA
On t'a joliment fagotté.
GILETTI.
En voilà-t-il des beaux costumes !
MARIETTA
Et tous ces falbalas, vois donc.
GILETTI.
T'as l'air d'un' masqu' avec ces plumes^
MARIETTA
Et toi, t'as l'air d'un gros dindon.
GILETTI.
Ma petite femme, Tant pis! je me pâme.
MARIETTA
Mon p'tit mari chéri.
Jamais j'ai tant ri, Ah ! ah ! ah ! ah !
LES DOMESTIQUES
Allons, tant mieux!
Ils sont joyeux.
GILETTI.
C'est égal, tu me plais quand même.
MARIETTA
Tout de même, t'es ben gentil.
GILETTI.
C'est pas pour des rubans que j' t'aime.
40 MADAME L'ARGHIDUG
MARIEÏTA.
T'es toujours mon p'tit Giletti.
GILETTI.
Je t'aime toujours davantage.
MARIETTA
J'admir' ton minois chiffonné.
GlLETTl.
Mais pourtant quand j' te dévisage.
MAR[ETTA.
C'est égal, quand je lèv' le né...
Riant.
GILETTI.
AJa petite femme, Tant pis ! je me pâme,
MARIETTA
Mon p'tit mari chéri,
Jamais j'ai tant ri,
Ah! ah! ah! ah!
LES DOMESTIQUES
Allons, tant mieux!
Us sont joyeux.
Giletti, et Marietta s'embrassent.
RICARDO, bas, les séparant.
Sapristi, attendez que vous soyez seuls.
GILETTI.
^, Et quand serons-nous seuls?
^ RICARDO
Tout de suite, mais auparavant dites quelques mots à vos gens.
GILETTI.
^^ Que je leur dise quelques mots.
'^"^ RICARDO
Oui, pour les congédier, ils ne vous connaissent pas encore^ ils ne vousont jamais vus. Faites-vous reconnaître pour leur seigneur.