SCÈNE IX L'ARGHIDUC, MARIETTA, puis FORTUNATO
l'archiduc, à part.
Qu*est-ce qu'elle a dit. (Haut.) Comtesse, je vous en prie, je vous en supplie.
MARIETTA, ennuyée, descendant.
Quoi qu'y a?
l'archiduc.
Quoi qu'y a? Il y a que... Comtesse, faites-moi votre petit sourire, faisez petite risette à Nénest ! (Mariette hésite, puis sourit.) Elle a un sourire exquis, embrasse-moi 1
MARIETTA
Ah, mais non!
l'archiduc.
Tu ne veux pas embrasser Ernest ?
Non, je ne veux pas embiasser Ernest.
l'archiduc.
Elle me résiste, elle résiste à l'archiduc, oh I la lutte! j'aime la lutte... embrasse-moi... (ii court après elle pour l'era-
Lrasser, Maiietta lui donne un soufflet.) Ah!
FORTUNATO, paraît au fond.
Monseigneur a sonné?
l'archiduc, se tenant lajouo.
Non, c'est madame qui a frappé. Approche, sais-tu ce que vient de faire cette femme, la comtesse?
FORTUNATO
Votre Altesse se tient la joue, aurait-elle osé?
l'archiduc.
Elle a osé...
MARIETTA
Il voulait m'embrasser, je lui ai flanqué une torgnole»
l'archiduc, enchanté.
Une torgnole, dans sa bouche, c'est presque harmonieux, elle m'a gifflé, c'est la première fois que ça m'arrive, aussi je suis d'une joie...
FORTUNATO
Du moment que Votre Altesse le prend comme ça...
l'archiduc.
J'étais blasé, j'ignorais les torgnoles, maintenant je ne es ignore plus, et regarde avec quelle jolie petite main.
Il veut lui prendre la main.
MARIETTA
Touchez pas, ou je recommence.
FORTUNATO
Mais, madame la comtesse...
MARIETTA
Vous, non plus, vous êtes pourtant plus gentil que lui, qui est laid.
l'archiduc, enchanté.
Je suis laid... adorable... elle est complète, je l'emmène h la cour...
MARIETTA
A la cour, j' veux pas y aller, ça m'ennuie à la fin tout
FORTUNATO
Comtesse !
MARIETTA
Je ne suis pas comtesse.
L'AR.CHIDUC, riani.
Elle n'est pas comtesse, je crois, Dieu me pardonne! qu'elle est encore plus originale que moi; nous disons donc que vous n'êtes pas comtesse.
MARIETTA
Non, je ne suis pas comtesse, puisque je suis servante d'auberge.
l'archiduc, riaat très-fort.
Elle est servante d'auberge. Etonnante, elle est éton-