‹ Madame l'archiducChapitre 6 sur 82 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GILETTI.

Eir m' donne son cœur de rosière.

Et moi, je lui donne mon nom.

MARIETTA

Les amis pleins d'une gaîté franche

GILETTI.

Nous suivaient en riant un brin,

MARIETTA

Les deux bras autour de la hanche,

GLLETTL

Et s' dandinant avec entrain.

MARIETTA

Les oiseaux chantant sur la branche

[GILETTI.

Nous répétaient leur gai refrain:

Goui, coui, etc.

l'hote.

En voilà assez 1 vous chantez, j'en suis bien aise, il faut travailler maintenant.

GILETTI.

Ah ! pardon, not'maître, pas moi, vous m'avez promis trois jours de congé.

Trois jours de congé !

GILETTI,

. Nous y tenons !

MARIETTA

Trois jours, c'est pas de trop, pour une lune de miel. l'hote.

Je vous les ai promis, je vous les donne ; je vous ai mariés , parce que vous étiez tout le temps fourrés dans les petits coins à vous embrasser. On ne pouvait plus rien obtenir de vous. (Mouvement de Maiietta.) Ce u'est peut-être pas vrai ce que je dis là ?

s MADAME L'ARCHIDUC

MARIETTE

Dame, monsieur!

l'iiotf.

Je vous ai mariés, parce que j'espère bien qu'après les effusions inséparables du premier moment, vous finirez par vivre comme chien et chat.

MARIETTA

Oh non !

Oh si !

Oh non!

Oh si !

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