‹ Madame l'archiducChapitre 62 sur 82 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FORTUNATO, seul.

Si vous croyez que c'est drôle, le métier que je fais? •voilà six nuits que je veille sur ce pavillon où repose la 'Comtesse, et que j'empêche l'archid ic d'arriver jusqu'à elle... il est tenace l'archiduc... et rusé. L'autre jour, il me dit: Fortunato, j'ai Pidée d'envoyer le mari en mission... Excellente idée, monseigneur, et nous avons envoyé le mari en mission, ambassadeur à Naples. Voilà donc la situation : L'archiduc, plein d'idées folichonnes que je contrecarre... le mari... à Naples... Fortunato... Ah! oui, parlons un peu de Fortunato ! on croit que parce que l'on est dragon, et qu'on a une consigne, le cœur ne bat pas... Voilà six nuits que je monte la garde sous la fenêtre d'une femme charmante. Eh bien, ça donne des idées folichonnes... et j'en ai aussi des idées folichonnes. (Au public.) Si vous étiez à ma place, vous en auriez aussi des idées folichonnes, elle est si genlille...

MARIETÏA, dans le pavillon.

A moi, au secours, à l'aide !

Elle descend vivement du pavillon.

80 MADAME L^ARGHIDUG

FORTUNATO

A moi, aux armes !...

Entrée des dragons.

MARIETTA

Là, là, voyez chez moi.

Doux dragons montent dans le pavillon et reviennent aussitôt conduisant l'archiduc.

Page 1