‹ Madame l'archiducChapitre 68 sur 82 · DUETTINO · texte numérisé non relu

DUETTINO

FORTUNATO

Ne rentrez pas encore, Ah! restez; l'aurore Brille déjà dans les cieux.

86 MADAME L'ARGHIDUG

MARIETTA

Allons, je vous implore, Laissez-moi, je le veux.

FORTUNITO.

Combien mon cœur est amoureux.

COUPLET

L'archiduc n'est pas votre affaire, 11 est laid, le temps l'a mûri.

Votre époux ne saurait vous plaire, On n'aime jamais son mari.

Pourtant le jour pour vous s'avance Où votre cœur faisant un choix Doit indiquer sa préférence; Je suis le plus gentil des trois.

MARIETTA

Que voulez-vous dire ?

FORTUNATO

Que je vous aime.

MARIETTA

Bonté suprême!

Taisez-vous.

FORTUNATO

Ecoutez-moi.

MARIETTA

Taisez-vous, non, je ne veux rien entendre. Laissez-moi, laissez-moi.

FORTUNATO

Non, ton cœur est ému, ta voix devient plus tendre, Tu me fuis, malgré toi, Un baiser, sans t'en défendre.

MARIETTA

Non, non, non, c'est fini.

FORTUNATO

Tu dis non, et tes yeux me disent oui.

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