SCENE VI Les MÊMES, puis MARIETTA
TOUS QUATRE, avec orgueil et satisfaction.
Excellences !
PONTEFIASCONE.
Oui, mais pour conabien de temps.
BONAVENTURA
Nos affaires vont mal.
BONARDO.
L'archiduc est furieux !
FRANGIPANO.
Il veut ravoir sa couronne.
BONAVENTURA
Et surtout, son timbre archiducal.
Ça l'ennuie d'avoir donné son pouvoir à cette petite comtesse.
î)2 MADAME L'ARCHIDUC
PONTEFIASCONE.
Et sa mauvaise humeur retombe sur nous.
FRANGIPANO.
L'archifîuc, hier, m'a pris à part, il a tiré un livre ula sa poche, c'était mon manuel du parfait conspirateur, péché de jeunesse, lui ai-je dit. Pas du tout, bon livre, très-bon livre, je le lis avec beaucoup déplaisir, le chapitre 6 surtout, et il a ouvert le livre à la page 323.
PONTEFIASCONE.
Quel est donc ce chapitre?
FRANGIPANO.
De la manière de se débarrasser d'un ministère désagréable.
TOUS
Aïe! aïe ! aïe! aïe !
FRANGIPANO.
Il a souri étrangement, et s'est éloigné.
BONARDO.
Hum! c'est inquiétant.
PONTEFIASCONE.
Bah ! nous avons madame l'archiduc avec nous.
Marietta paraît sur les marches et écoute. FRANGIPANO.
Pas tant que 91 ; elle se compromet furieusement madame l'archiduc, vous n'avez donc pas vu tout à l'heure avec le petit capitaine.
PONTEFIASCONE.
A ses pieds, en effet, c'était drôle.
BONAVENTURA
Elle trompe l'archiduc.
FRANGIPANO.
C'est vraiment très-gai.
PONTEFIASCONE.
Elle est joliment délurée, cette petite femme.