SCÈNE QUATRIÈME
A Mai-imnm ‘ [ 1 1 i fait nu inouvein.m ciiinaie pour nflîruier fj u £ si.
Cher cœur! c’est dans le rôle.
MARIANNE
Ah ! bien.
MASCARILLE, continuant.
« Vous ma maîtresse!
• Ha femme! ha louve! ba chienne! ha braque! ha loup-garou ! « Puisses-tu te briser bras, mains, pieds, chef et cou! ■»
MARIANNE
Mais vous vous emportez et votre air est tout drôle! MASCARILLE.
Il le faut bien ici pour rester dans le rôle;
A part.
Je n’ai jamais été, je crois, si naturel.
A Marianne.
Mais à toi la réplique et d’un air solennel.
MARIANNE
« Pour vous dire la chose avec toute franchise,
« D’aujourd’hui seulement je suis d’amour éprise;
« Je n’avais dans l’esprit que de l’aversion,
« Le dédain seulement était ma passion.
« Mais, hélas! croyez-moi; depuis votre venue « La flamme de l’amour m’est seulement connue.
« Je sens que mon amour à nul autre second « Doive se réjouir quand le vôtre y répond. »
Mascarille fait un mouvement de colère.
Eh bien, mais qu’as-tu donc?
Ça me paraît drôle!
Tout ce que tu me dis.
MARIANNE
N’est-ce pas dans mon rôle?
MASCARILLE, «'oubliant.
Ah! mais non, car enfin...
MAR1ANNB.
Pourquoi cet air marri?
MASCARILLE, à part.
Suis-je le personnage ou suis-je le mari?
12 MADAMR mascarillk
Dissimulons encore.
Il lui fait aigue de continuer.
MARIANNE
a J’apenjois tout ensemble « L'objet de mon amour, tt je brûle et je tremble,
« Je brûle de désir et je tremble de peur.
a Vous causez à la fois ma joie et ma douleur,
« Fut-il jamais un mal plus étrange et plus rare?
« Lorsque je le dis moins quasi je le déclare.
Elle tombe dans les bras de Mascrrille.