L.-L. Bonaparte
Dans une autre lettre de Londres (19 novembre 1883), le prince Louis-Lucien Bonaparte me parlant des Mémoires
appendice.
de son père (1), en désapprouve le commentateur avec une extrême sévérité. Je n ai point a reproduire ce jugement critique, puisqu’il ne s’applique pas à Madame Mère, mais aux Mémoires de son fils.
Le prince ajoute pour Madame, dans sa lettre, qui n a pas moins de quatre pages serrées ;
... Quanta la grande héroïne de ma famille, dont vous vous occupez, si vous pouvez me donner six semaines, je vous promets de vous envoyer :
1“ La copie d’une lettre dictée en italien, de Madame à mon père, datée de Paris, le 14 octobre 1808 et signée par elle;
2“ La copie d’une lettre en français, je ne dirai pas dictée par elle, en cette langue, qu’elle ne connaissait pas assez, mais exprimant bien ses pensées ; elle est adressée à mon père et datée de Porto-Ferrajo, le 23 novembre 1814;
3® La copie d’une lettre du plus haut intérêt, dictée en français par Madame Mère et signée, non par elle, à vrai dire, mais ainsi :
• Per Madama,
Rosa Mellini.
(Madame était devenue aveugle.)
C’est la lettre adressée à M. Sapey, le 26 avril 1834. Le prince ajoute à sa longue lettre du 19 novembre ;
... .le vous envoie la copie ci-incluse de ladite lettre qui est exactement, quoique très peu calligraphiquement copiée par moi. Dieu veuille que vous puissiez la déchiffrer !
Pardonnez la mauvaise écriture de cette lettre, car le poignet de la main droite me fait un peu mal.
Croyez-moi toujours votre alTectionné,