ACTE DEUXIEME
ROBERT
Vous viendrez?...
GLORINDE.
Tous les jours... Et pour commencer, je te donne toute ma soirée...
ROBERT
Heinl (a part.) Me voilà bien!
C'est gentil, pas vrai ?
ROBERT
Sans doute... sans doute... seulement...
GLORINDE.
Quoi ?
ROBERT
Voyons, ma petite Glorinde...
GLORINDE.
Non!... toi! appelle-moi Bengaline.
ROBERT
Eh bien! ma petite Bengaline, tout cela est charmant en effet... Mais ce soir, je ne suis pas libre.
GLORINDE.
Pas libre?
ROBERT
Non... je vais à un concert spirituel.
GLORINDE.
Un concert spirituel, toi!... Allons donc!-.. Il y a une femme !
ROBERT
Une femme !
Oh ! ces choses-là ne nous trompent pas nous autres... A.h! mais non, tu sais, mon cher, je suis jalouse, moi, très jalouse !... D'ailleurs j'ai des droits.
ROBERT
Oh!
GLORINDE.
Parfaitement!... Nous n'avons jamais rompu catégoriquement... j'ai repris ma liberté, mais je ne t'ai pas rendu la tienne.
ROBERT
Mais...
GLORINDE.
Et je ne me laisserai pas damer le pion par une provinciale... Ainsi tâche de marcher droit... ou je fais du potin. Si tu vas à ce concert spirituel, j'y vais avec toi et je te tutoie devant tout le monde.
ROBERT, à part.
Diable ! Il no manquerait plus que ça. (Haut.) Et ta réputation ?
GLORINDE.
Ça m'est bien égal..
ROBERT
Tu disais...
GLORINDE.
Je vendrai mon château .. et j'en achèterai un autre ailleurs... Il n'y a pas qu'une ville de province en France, peut-être 1
ROBERT, à part. C'est qu'elle serait capaljlcl... (iiaut.) Voyons,