ACTE TROISIÈME
MONGODIN.
Oh ! sur ta tète!... (a part.) Qu'est-ce que je risque?
Mais enfin, comment étiez-vous enfermé dans cet atelier?
MONGODIN.
AttendsI... Tu dis un atelier... Parbleu! c'est clair... Tu vas voir comme c'est clair... c'est la faute de Fouyerolles.
Gomment?
MONGODIN.
Dans la journée, il m'avait parlé de son atelier. Il m'avait même donné l'adresse; 4, rue des Barbillons.
C'est bien cela... Alors c'est chez M. FougeroUes...
MONGODIN.
Oui.. . je lui avais promis d'aller voir son tableau... et dans mon sommeil... machinalement... j'ai tenu ma promesse.... Je n'ai pas vu le tableau, parce que je dormais... mais je suis allé le voir... voilà.
Mais cette femme?
MONGODIN.
Ah! ça je ne sais pas... Elle connaît Fougerolles probablement, elle sera venue lui faire une petite visite...
Et, elle s'est enfermée avec vous.
MONGODIN.
Oui... à moins que ce ne soit le vent... Tu sais les portes, quand il y a du vent...
Et qu'est-ce qu'elle a dit en voyant que vous étiez somnambule?
MONGODIN.
Je ne sais pas, puisque je dormais.
Allons I soiti
MONGODIN, à part.
Ça a pris.
Mais, je vois clair dans le jeu de M. Fougerolles, abusant de votre faiblesse, car je n'ai jamais vu un homme avoir si peu d'énergie...
MONGODIN, à part.
C'est elle qui me reproche cela?
Il a voulu vous attirer dans son atelier, ponr vous rendre complice de ses débauches... pour tondre un piège à votre vertu... pour se venger de mon refus par votre honte!
MONGODIN.
Tu as raison !
Evidemment...
MONGODIN, à part.
Au fait, tant pis pour Fougerolles.