ACTE TROISIÈME H
Elle est chez li trésorière... je l'ai entendue.
MONGODIN.
Ça, c'est vrai... quand elle va chez la trésorière, elle en a toujours pour une bonne heure.
GLOUINDE.
Vous pouvez donc m'accorder quelques minutes.
MONGODIN,
Sans doute!
GLORINDE, coquette.
Alors, vous n'avez rien deviné?... Vous n'avez pas compris que si je me suis introduite ici, sous un prétexte...
MONGODIN.
Le mariage de Robert.
GLORINDE,
Que m'importe Robert? C'est vous que j'aime I
MONGODIN.
C'est changé?
GLORINDE.
Oui, je vous l'ai dit, je suis comme ça I Robert me fuyait, je courais après lui. Maintenant c'est vous qui me résistez, je ne vous résiste plus. J'ai I)eut-être tort de vous parler ainsi... mais savezvous lutter contre la passion, vous? Moi, je ne sais pas... Ton petit nom?
Gaétan.
CLORINDE
J'aurais dû le deviner! Eh Lien I Gaétan! c'est moi qui suis à tes pieds... c'est moi qui t'offre le seul amour sincère que j'aie peut-être ressenti depuis que j'habite Alençon... Je t'aime! je t'aime! je t'aime!
MONGODIN.
Elle !... à mes pieds ! vous... tu... Oh ! n'ayez pas honte! Cet amour vous grandit à mes yeux, vous relève... Relevez-vous aussi! Songez donc!... si ma femme!...
CLORINDE
Puisqu'elle est chez la trésorière !
MONGODIN.
Oui,ça...si vous saviez comme vous me troublez!... CLORINDE, se relevant.
Ah!
Quoi?
MONGODIN.
CLORINDE
Gomme vous avez un joli sourire.
Vous trouvez ?
CLORINDE, s'asseyant sur ses genoux.
Et puis, vous avez l'air bon... vous ressemblez à mon père !
MONGODIN.
Raison de plus alors, pour ne pas vous asseoir sur mes genoux.
CLORINDE
Gaëtan, donnez-moi votre main... l'autre... Ve-