‹ Madame Putiphar. 2. éd., conforme pour le texte et les vignettes à l'édition de 1839. PréfChapitre 15 sur 32 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Pour le tiers cavalier, c'est un horame de 'pierre Semblant le Commandeur^ horrible et ténébreux; Un hyperboréen; un (jnôme sans paupière, Sans jynmelle et sans front, qui résonne le creux Comme un tombeau vidé lorsqu'une arme le frappe. Il porte à sa main gauche une f aulx dont V acier Pleure à grands fots le sang, puis une chausse-trappe En croupe où se faisande un pendu grimacier^ Laid gibier de gibet! Enfin pour cimeterre Se balance à son flanc un énorme hameçon Embrochant des filets pleins de larves de ferre Et de vers de charogne à piper le poisson.

Le premier combattant, leplusbeaîi, — c'est le mmde!

Qui pour m'attraire à lui me couronne dejleurs;

Et sous mes pas douteux, quand la route est immonde

Etale son manteau, puis étanche mes pleurs.

Il veut que je le suive, — il veut que je me donne

Tout à lui, sans remords, sans arrière-penser ;

Que je plonge en son sein et que je m'abandonne

A sa vague vermeille — et m'y laisse bercer.

C'est le monde joyeux., souriante effigie!

Qui devant ma jeunesse entr' ouvre à deux battants

Le clos de l'avenir, clos tout plein de magie.

Où mes jours glorieux surgissent éclatants.

Ineffable lointain! beau ciel jmiplé d'étoiles!

C'est le monde bruyant, avec ses jmssions.

Ses beaux amours voilés, ses laids amours sans voiles,

Ses mille voluptés, ses prostitutions!

C'est le monde et ses bals, ses nuits, ses jeux, ses femmes,

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