‹ Madame Putiphar. 2. éd., conforme pour le texte et les vignettes à l'édition de 1839. PréfChapitre 3 sur 32 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

Nos tourtereaux sont surveillés. Un certain Chris, qui en veut beaucoup à Patrick, parce que celui-ci a refusé de trinquer avec lui, les espionne et les dénonce à lord Cockermouth. Le jour de la fuite venu, et pendant que les hôtes du lord en sont au dessert, Cockermouth et son complice, armés jusqu'aux dents, s'en vont vers le Saule creux, se jettent sur une ombre qu'ils aperçoivent et qui doit être Patrick, — et l'égorgent.

Quant à Cockermouth, il essuie son épée et rentre dans dans la salle du banquet. Il cherche alors Déborah des jeux, ne l'aperçoit pas, s'inquiète. On court aux appartements.

« Mon Commodore, dit Chris, je ne trouve pas mademoiselle! ))

On devine que ce n'est point Patrick, mais Déborah qu'ils ont assassinée. Patrick la trouve ainsi baignée dans son sang, la remet sur pieds, et la reconduit jusqu'au château. Ils conviennent qu'il s'enfuira et qu'elle le suivra dès que ses blessures seront guéries. « Mais, dit-elle, comment te retrouverai-je à Paris? » — Ce Patrick est rusé! — « Il faut avoir recours à un expédient, mais lequel?... (C'est lui qui parle.) Sur la façade du Louvre qui regarde la Seine, vers le sixième pilastre, j'écrirai sur une des pierres du mur mon nom et ma demeure. »

Après une telle trouvaille, il est bien permis de s'embrasser, — ce qu'ils n'ont garde d'oublier. Puis on se sépare.

Cela fait, Déborah se présente aux invités de son père, pâle, sanglante comme une autre Inès de las Sierras. Les invités se lèvent et se retirent. Lord Cockermouth essaie de les retenir, puis les menace de son épée, — que dis-je ! — de sa flamber ge, et la brandit sur ses convives. Mais un vieillard, marchant vers lui, « d'un faux air mystérieux lui dit : Milord, vous avez du sang à votre épée ! »

Le livre P*" s'arrête sur ce coup de théâtre; il contient,

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