SCENE III
Les mêmes, MADAME LARIFLA.
madame larifla, mirant par le fond , avec deux gros bouquets à la main ’.
Encore deux 1 ça fait soixante depuis un mois!
* J. madame L. U.
Il n'csj pas possible j'ai inspiré une .passion à uu jardinier-fleurisle !
JEl.VSBTTU,
Un jardinier ou un autre.
MADAME LARIFLA
En voilà un que je voudrais connaître !
MARCEL
Ah!... et pourquoi?
MADAME LARIFLA
Pour lui chanter une petite chanson... (Fredonnant.) Larifla, fia, fia...
Marcel, furieux.
On la connaît, votre chanson ! (Il va s'asseoir eofltre la table à droite.)
Comme Madame traite l'amour!
MADAME LARIFLA
Oh! l’amour!
Air :
Plus d'une fois, heurtant ma porte.
Il vint me d'mander à loger;
Je sus défendre à sa cohorte Dans mon cœur de s'emménager.
J'en conviens, il est fait pour plaire.
Et c'est peut-être un préjugé.
Mais je n’ veux pas d'un locataire...
Qui peut refuser son congé.
Chacun son état. Moi, jo loge à pied et à cheval... Pour ce qui est de l’amour, on peut voir chez la voisine; son mari est employé... (Baissant la voix.) et sa femmo demande à l'être... (Remettant les bouquets à Jeannette.) Tiens, débarrassemoi de ça.
JEANNETTE
Qu’est-ce qu’il faut en faire ?
MADAME LARIFLA
Ce que tu voudras... Je te les donne.
JEANNETTE
Comment ! (Elle va les poser sur la commode.) MADAME LARIFLA, à part, regardant Mar ci’.
Ça ne loi fait rien... mo serais-je trompéo ?... (Haut.) Ah ça! maintenant , occupons-nous de mes pensionnaires. Qu'est-ce que tu as pour déjeuner P
JEANNETTE
Des z'baricots !
MARCF.L.
Ah ! ils étaient bien bons hier.
JEANNETTE
Et avant-hier aussi.
MADAME LARIFLA
Ils seront encore meilleurs demain. Et pour rôti?
JEANNETTE
Il n'y a rien... Il nous faudrait une belle volaille.
MADAME LARIFLA
Une belle volaille'... Tiens, mon perroquet!