‹ Madeleine drame en cinq actesChapitre 11 sur 69 · SI"* OR PHAVCHKV1LLE · texte numérisé non relu

SI"* OR PHAVCHKV1LLE

Lui! le fils du baron de Francbeviilel

GEORGES

Vous savez, nia chere cousine, que les Franche* ville n'obéissent d'ordinaire qu'a l'impulsion de

magasin théâtral.

leur cœur. Pauvre et orpheline, vous étiez loin de réver un brillant avenir. Le baron de Franche» ville était resté veuf a quarante an»; il n’avait qu'un fils dont la santé déplorable lui faisait redouter de voir bientôt s’éteindre son nom ; le hasard vous fît connaître M. de Franchcville a Toulouse; il vous aima, et vous eûtes bientôt le titre de baronne II y a trois ans, il mourut, laissant à vous et à votre fille, née de celte seconde union, la moitié de son immense fortune ; aui termes de son testament, l’autre partie de l’héritage appartient à son fils, mais vous doit revenir si Victor descend dans la tombe sans laisser après lui d’heritiers directs, et si jusque-là vous n’avez pas contracté de nouveau! nœuds. L’année dernière les médecins consultés par nous ont déclaré que le jeune Franchcville, atteint dune affection mortelle, n’avait plus que peu de temps à vivre. Dieu nous garde de désirer le prompt accomplissement de cette sinistre prophétie! mais Dieu nous garde aussi de laisser une étrangère se placer entre Victor et vous ! Nous ne souffririons pas qu’un hy- j men de quelques jour» peut-être détruise, notre espérance et vos droits J’avais à dessein encou- j ragé l’amour de Victor pour Madeleine, car il de- | vail éloigner de lui toute pensée de mariage. Mais ce que je croyais ne devoir être qu un caprice est devenu une véritable passion, et tl faut a tout prii étouffer cet amour romanesque que • ai si imprudemment excité.

M m " DK FRANCHEVILLE.

Madeleine u’a pu croire qu’elle serait un jour baronne de Franchcville; vous vous eiagérez les difficultés que nous aurons à vaincre.

Poissiez-vous dire vrai ! Quoi qu’il arrive, je vous jure que Madeleine ne sera pas un obstacle, car il est on amour plus fort , plus opiniâtre que celui qu’elle a pour Victor, et cet amour...

de fraNCHEVILR, souriant.

Ne s’est pourtant révélé que pour la riche veuve de M. de Franchcville.

gedkgfs, avec douceur

Pouvai-je prétendre à vous lorsque, avocat obscur, je n’avais que la médiocrité, la misère peut-être a vous offrir T... J ai dû tout sacrifier à votre bonheur.

M“« UB FRANCHEVILLE, at>«C trouble.

Taise/- vous, Georges (,-fvec fermeté .1 Sans

ambition pour moi-même, je veui préparer un avenir noble et grand pour ma fille; je veux qu’elle ait tout entier l’héritage de son père; et comme vous, je jure que Victor n'en dépouillera pas mon enfant.

GEORGES

Silence .. Voici Madeleine.

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