SCÈNE IX
GEORGES. MAHEI.EINK. puis M— 1)E IRAN- CHEVILLE.
Madeleine, entrant.
On ne m’a pas aperçue. ( Elle va t agenouiller prè.% du prie-Dieu ) Mon Dieu, ioutenez-moi, et veillez sur mon pauvre enfant.
GEORGES, après avoir regardé.
Personne! .. Ah! In vola!
M VDKI.RINE.
Victor! oui, j’ai entendu sa voix tout à l'heure... il était là !... (Elle se retourne, aperçoit Georges, court ri lui, le consi lire on instant ; pots elle s'éloigne de 7 uelgues pas.} Vous n’êlcs pas Vitv tor, vous!
GBORGB8.
C'est lui qui m'envoie.
Lui !... pourquoi?
GEORGES
Il est désespéré. Il vous aime, et voua ne l'aimez plus, vous !
Moi l
GEORGES
On vous accuse, vous êtes innocente; vous en ave*, dites-vous, la preuve, et vous refusez de la lui donner... cette preuve, Madi|.ine... (Il rs-
garde autour de lui.) N’est-cc pas une chaîne
risée, un médaillon?...
MAklUBn.
Oui. oui, c’est cela.
r, kofk.es.
Où sont-ils?... qu’en avez-vous fait? Donnez leHnfii, Madeleine, pour quo je les porte à
Oui, oui, à Victor.
GEORGE*
Tlütcz-vou* ?
Elle foui tl** de nouveau dam son sein, et au lieu de la châti e elle retire le morceau de 0101110 ensanglanté; elle le regarde et le présente à Georges, qui ne peut réprimer un mouvement de terreur.
mapeieixe, souriant.
C'est une preuve encore, peut-être?
Elle In remet dans son sein.
GEORGES
Mais la chaîne, le médaillon?
maori .Elit K, semblant réfléchir.
J* ne sais plus... je ne sais plus!...
REnnr.FS.
Oh î souvenez vous. Madeleine, s mvenez-vous! 1 ! y va de NO’re vie. . de celle de Victor!
HVOELEIXE.
Victor î
G KO RC. RS.
Voulez-vous qn’ou nous arrache de ses bras pour nous traîner a l'échafaud?
A l'échafaud’ moi! .. oh! non. non! je suis innocente ! ..
GEORGES
l.a preuve, alors. In pr uve!...
11 idkliunS , cherchant arec anxiété et sc frappant le front.
Mais c’est que je ne sais plus, mon Dieu, jonc sais plus !
GEORGES, à part.
Ah!
Ici, quatre heures sonnent, Madeleine suit les battements de l’horloge; à chaque coup, elle fait un signe de tête et compte l’heure sur ses doigts, sa physionomie s’empreint d’un égarement plus sombre. M n *dc Franche* ville revient par le jardin, elle s’arrête sur le seuil de la porte et écoute.
Quatre heures’... Ah! Geneviève Salmon...
Georges, comme frappé d’une idée.
A été punie comme infanticide, et l’heure sonne à présent pour vous, Madeleine!
Madeleine, rappelant ses souvenirs.
Pour riioîl... non non!... car celle preuve...
GEOItGRS.
F.h bien?
M u F.LRtXR, se traîne jusqu’au bahut, étend la main jusqu'à la statue, cherche à y atteindre, mais tombe évanouie en criant:
La ! elle csl là!
georg::s*
Enfin!
II veut prendre la chaîne et le médaillon; plus prom te. 51 ®* de Franrheville Aient se pincer devant h »*t l'arrête.
w® # n* FRANruF.vn.il.
Misérable !
GEORGES
Caroline!
Il recule effrayé ; pendant ce temps. M*» de Franehevilla s’empare de la chaîne.
M m* pg FRANCHFVILT E.
0 <ez dire que ce n’est pas vous qui l’avez perdue?
GEORGES
Taisez-vous, taisez. vou* !
M m « DK FR A XCHEYl LLE.
Osez dire maintenant que ce n’est pas vous qui avez me son enfant. ( Voulant aller à Madeleine.) Madeleine!...
GEORGES, la saisissant par la tnainef l’éloignant de Madeleine.
Caroline, écoutez-moi: le ciel m’est témoin que je n’avais rien prémédité; Madeleine seule tn’a placé dans cette alternative; il fallait ou lui ravir son enfant, ou lu laisser arriver jusqu'à Victor, Mes mains d’ailleurs ne se sont pas souillées d'un meurtre... et cet enfant...
B™' DE FRAXCHKYILLB.
Eh bien?
GEORGES
Je l’ai pris à Madeleine .. mais je ne l’ai pas tué, je vous le jure!
M' n « DF. FR ANCHE VI [.LE Qu’en avez-vous fait?
GF.ORGBS.
Nul ne le saura maintenant.