SCÈNE VIII
Les mêmes , JOSEPH.
JOSEPH, entrant en criant.
Oh ! oh !
TOUS
Qu’est-ce que c’est?
De ces ens quel est le sujet?
JOSEPH, à ta cantonnade.
Ah mais ! ah mais I MADELON.
Dis nous donc ce que c'est.
JOSEPH
Ce que c’est? ce que c’est? .
Voici le fait.
MADELON
J’étais là, tranquille, à rien faire, Jambes et bras croisés.
Ménageant, comme à l'ordinaire.
Mes membres reposés.
J’écoutais frémir le feuillage...
Ou le ruisseau couler.
Je voyais passer le nuage...
Ou le moineau voler !
Ah ! comme J’étais bien Ik !
Ah ! ah ! ah ! ah !
Ah! J’ vivrais toujours comme ça! .
Quand tout k coup j’entends.
En môme temps Je sens :
Zing ! v'ian !... je m’écrie :
Qu’est cela ?... Je parie Que vous ne devinez pas !
TOUS
Non ! nous ne devinons pas !
JOSEPH
Vous voilà dans rembarras!
C’était, c’était Un coup de fouet Dont on gratifiait Votre valet !
Ce qui fort lui déplaît!
TOUS
Un coup de fouet !
Quoi ! c’est moi qu’on fouette ?
Aussitôt je m'apprête.
Prompt comme la tempête,
A répondre assez mal A ce bonjour brutal 1 Mais mon regard s’arrête Sur un fort beau cheval !
Et, plus haut que la bête,
J’ vois un’ charmante tête,
A l’air tout martial.
Qui me crie : Animal !
Ce n’était pas honnête.
Mais, enfin, c’est égal!
C’est une belle bête...
Je veux dir’ le cheval!
C’est un’ charmante tête Qui me dit : Animal !
Ce n’est pas fort honnête.
Mais, enfin, c’est égal!
TOUS, impatientes.
Animal! animal!