‹ Madelon operacomique, en deux actesChapitre 38 sur 45 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Mépriser la richesse ! homme rare vraiment !

Emporte avec toi mon estime,

Car ton désintéressement

MàDELON.s

Me donne l'espoir légitime De sortir de l'abîme Où je languis si tristement !

Misère profonde !

N'ayoir en ce monde.

Avec mon blason,

Que mon nom!

Las I je le confesse.

Destins inhumains ! , - '

Sur mes parchemins , Je meurs. . . de noblesse. , Misère profonde, etc.

La Fortune, pourtant, vient me sourire enta !..

Sur les lèvres de mon amante I ' ^ ^

. ‘ . Que j’attrape ma riche infante . ‘

Et le roi n’est pas mon cousin !

Tayaut ! tayaut ! c’est le baron qui chasse !

■ ■ ' Aux champs, aux bois

11 met tout aux abois !

Fier de ses droits.

Quand sur sa terre passe Fillette ou daim,

' ' 11 en fait son butin ! • • - -

*■ Ma gentilhommière • ' .

( Est howitalière; ,

Table plénière A tout bon voisin;

Grand feu, grande chère, • -

Puis, au bruit du verre L . La danse légère I Le joyeux refrain I

Mais dès le 'matin

■ Tayaut! tayaut! c’est le baron qui chasse!

Aux champs, etc.

Maintenant, je vole sur les traces de mon inconstante Malpart..- et, pour fixer cette femme trop légère,... je in’att»:he à elle par un bon contrat.

M**® MALPART, «»» dcAor J.

Où est-il! où est-il!... montrez- le-moü... livrez- lemoil...

LE BARON

Eh! mais, je ne me trompe pas!., c’est elle!... Dans quelle exas^ration ! . . . Prenons garde!... Son premier mouvement est dangereux !...

(// se lient h l’écart.)

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