AIR
Mépriser la richesse ! homme rare vraiment !
Emporte avec toi mon estime,
Car ton désintéressement
MàDELON.s
Me donne l'espoir légitime De sortir de l'abîme Où je languis si tristement !
Misère profonde !
N'ayoir en ce monde.
Avec mon blason,
Que mon nom!
Las I je le confesse.
Destins inhumains ! , - '
Sur mes parchemins , Je meurs. . . de noblesse. , Misère profonde, etc.
La Fortune, pourtant, vient me sourire enta !..
Sur les lèvres de mon amante I ' ^ ^
. ‘ . Que j’attrape ma riche infante . ‘
Et le roi n’est pas mon cousin !
Tayaut ! tayaut ! c’est le baron qui chasse !
■ ■ ' Aux champs, aux bois
11 met tout aux abois !
Fier de ses droits.
Quand sur sa terre passe Fillette ou daim,
' ' 11 en fait son butin ! • • - -
*■ Ma gentilhommière • ' .
( Est howitalière; ,
Table plénière A tout bon voisin;
Grand feu, grande chère, • -
Puis, au bruit du verre L . La danse légère I Le joyeux refrain I
Mais dès le 'matin
■ Tayaut! tayaut! c’est le baron qui chasse!
Aux champs, etc.
Maintenant, je vole sur les traces de mon inconstante Malpart..- et, pour fixer cette femme trop légère,... je in’att»:he à elle par un bon contrat.
M**® MALPART, «»» dcAor J.
Où est-il! où est-il!... montrez- le-moü... livrez- lemoil...
LE BARON
Eh! mais, je ne me trompe pas!., c’est elle!... Dans quelle exas^ration ! . . . Prenons garde!... Son premier mouvement est dangereux !...
(// se lient h l’écart.)