SCÈNE Xll
ARTHUR, MADELON, s'avançant, un papier à la main.
Madelonl
‘ MADELON, (rt<(eitt«n( et d’un peu loin.
Pardon!
ARTHUR
Avancez!
MADELON, avec érnmion.
Vous avez demandé votre compte?
ARTHUR
Oui, je pars!
MADELON, le lui remettant.
Le voici !
ARTHUR
C’est bien,... merci... Quinze livres pour trois jours!., ma prenez-vous pour le Baron ?
- MADELON
lUDBLONi
Je ne fais payer que ce qui m’est dû! a
' ARTBCft. •
Je ne vois pas là...
‘ VABfXON.
Ahl Monsieur!.. {EUe *« détourne et te cache la figure.)
IaRThdr-
Eh! bien, vous pleurez?., vous aurais-je offensée à ce point!., j’en serais désespéré!
MADELON
Oh ! ce n’est pas ce que vous venez de me dire... mon Dieu I vous n’étes pas obligé de deviner mes sentiments !.. je ne suis que Madelon, l’hôtesse. des BflrrroMÆ- Ver**... c’est moi qui ai pu l’oublier !.. ce que vous faites est tout naturel...
ARTUUB.
Non ! pwdon! pardon!., n’en parlons plus!.. J’espère qu’à votre tour, Madelon, vous ne refuserez pas d’accepter un gage de ma reconnaissance pour vos aimables attentions... un souvenir de mon amitié... {Mouvement de Madelon.) Oui, de mon amitié... car, auprès de vous, Madelon, j^ai oublié mes préventions contre les femmes , abjuré mes sentiments de haine... j’ai compris ce qu’il y aurait de bonheur avec' une compare !
MADELON
Monsietrr!.. ‘
ARTHUR , lui donnant une bague.
Prenez, prenez cette bague, je vous en prie... et pensez quelauefms qu’il y a... loin de vous , un homme qui se rappellera toujours avec ivresse, avec regret.., llade- Ion!
Ai-je besoin d’un pareil gage pour me souvenir?..
ARTHUR
Vous!..
MADELON
Que vous importe?., vous partez... vous allez au-devant d’une demoiselle belle, riche, qui veut vous épouser, vous enrichir... elle est bim heureuse!..
ARTHUR
Qui vous a dit cela?
ACTh: 11, SGÈNB XII.
MADE^ON
M. Bourgilion !.. il le sait bien ! ,
ARTHUR
Bourbillon ne sait rien ! ;r n i i/,
' MADELOIf. '
Ce serait... rien de plus juste... Sans doute elle a des grâces, de l’élégance dans les mapiéres, des talents , de Fesprit I ‘ w. , .
ARTHUR. ,
Eh! n’ai-Je pas trouvé cela ailleurs?.. Mais je n’épouse... je pe veux épouser personne ! . , . , •
NOCTURNE. • vt
MARELOIV.
Qui n’a pas fait . . > .
Le beau pi^et 1 1 .
. .« , De garder son iDdépep4aRce? , , ■
ARTHUR. ,
Ah! quand j’ai fait ’ ». „
Ce beau prqjetl, ’ '
En secret '
L’Amour s’en riait!' • . : . . ■ ,i
ensemale,
■ . • . r.inq Ah! je le promets! \
Jamais ,
Disals-je avec ^confiance, ...ii .n' ■ .1
Ah! je le promets,
. ■ . ,j Jamais i»' j • ’ ■'
.. Je n’aimerai désormais ! ' ’
'•Ah! s’engager ! quelle Imprudence! '''
C’est former des voeux uadiscrets !
Narguant et peines et douleurs Dans un doux repos on se plonge !
’ ' ' ' HARBLON. ' ' ’
Mais l’amour, hélas ! comme un songe Vient agiter les plus paisibles cœurs !
ARTHUR, regardant Madelon. , . . , ,
Il se pourrait! • ' ■ ' ■ '
MADELON, regardant Arthur.
Il se pourrait! ■
ENSEMBLE
Oui, j’avais fait . '
Le beau projet
De garder mon indépeooance ,
50 MÂDELOM.
A ce serment,
En ce moment.
Ah 1 je le sens bien, mon cœur meniT
A.RTUOR, lombanl aux pied» de UadehHi ’ , f •!
Oui, Madelon... chère Madelon!.. je vous aime!..