MADEMOISELLE LANCE
Julie. A monsieur le comte de Mauléon?
il"* lange. Non... A lui. ( Elle écrit et lit en mime temps.) « Léopold, nia tendresse » n’est plus un mystère pour nous... il faut » que tout le monde la connaisse. . . Vous avez * été blessé pour moi ; je ceux vous voir, > vous témoigner toute la reconnaissance dont » mon âme est remplie... Accourez, je vous » attends. » {Elle plie la lettre.) Ah ! je me révolte, à la fin... Tiens, Mariette, va...
(Mariette tort avec la lettre. Avec chaleur.) V est-ce pas, Julie, qu’il faut céder â une passion qui se témoigne par tout ce qu’il y a de noble et de généreux, par les sacrifices de toute sorte, par la discrétion dans le dévouement? N 'est- ce pas qu’un tel amour doit s'avouer à tous, au grand jour, sans honte et sans regret ?
JULIE. A la bonne heure donc !... Les préjugés, mon Amélie... il faut les fouler aux pieds.. . Pour les âmes bien trempées, ce sont des esclaves et non des despotes !
Ain : Le luth galant .
Soupirs et pleurs ne sont plus de saison,
Au monde entier ta dois cetto leçon.,.
Sachons nous relever devant qui noos offense, Rappelle-toi ce vers rempli de circonstance:
L’injustice à la fin produit l'indépendance.
Voltaire avait raison,
11 a toujours raison.
Moi, vois-tu, j’épouserais un duc, un prince, un roi... un empereur !... si je l’aimais.
m"* lange. Ah ! que tu es heureuse de prendre tout gaiement, d'envisager les plus graves événements de la vie avec cette tranquillité!
Julie. A la ville comme au théâtre, le genre sérieux ne me va pas... Je serais pitoyable dans le rôle d'Heruiione.
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