‹ Madrid, ou, Observations sur les moeurs et usages des Espagnols au commencement du XIXe siècle, faisant suite à la Collection des moeurs françaises, anglaises, italiennes, etc (volume 2)Chapitre 6 sur 48 · APPARTIENT AUX CORTÈS ET AU ROI · texte numérisé non relu

APPARTIENT AUX CORTÈS ET AU ROI

SATJViS DES FLAMMES. 25

avait changé de sens sous le marteau des correcteurs ; on ne lisait que le dernier mot.

Le même désordre régnait dans l'intérieur :

des hommes furieux jetaient des bustes , et traînaient des banquettes le long des degrés du grand escalier. La salle des séances avait déjà perdu tous ses emblèmes , toutes ses sentences patriotiques. La tribune, le fauteuil du président, les sièges des fugitifis élus étaioit abandonnés aux malédictions et aux jeux dérisoires d'une foule exaltée. La sonnette s'agitait pour Caire écouter et applaudir le cri de « Mort à la, constitution! » et l'on répondait : « Fipf le roi! « des places d'où tant de fois s'échappèrent tant d'invectives contre la légitimité.

Ce sont ses défenseurs qui ont sauvé le mouvement légblatif d'une ruine complète et cer^

taine. Des grenadiers français parurent , le

peuple se retira sans résistance. Cette fabrique d'actes révolutionnaires n'avait rien dlmposant. La salle est petite. La toile grossièrement peinte, et le plâtre façonné, décoraient son enceinte mesquine. Les révolutionnaires d-'Espagne, comme ceux de France , étaient pressés de jomr : rois le matin , à midi , il leur fallait l'apothéose... ; ils

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