‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 12 sur 79 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

il jouoit; enfin, quand elle eut bien observé cette éclipse qui se faisoit, sans querelle, sans reproche, sans éclat, sans le chasser, sans avoir dit quelle renonceroit à tout, elle se trouve si bien aux Incurables quelle y passe quasi toute sa vie, sentant avec plaisir que son mal n'étoit pas comme celui des malades qu'elle sert. Les supérieurs de la maison sont charmés de son esprit : elle les gouverne; tous ses amis vont la voir; elle est toujours de très-bonne compagnie. »

Ce que ne dit pas la célèbre marquise, c'est que la Champmeslé avait encore plus contribué que la bassette à détacher La Fare de Mme de La Sablière.

Quant à l'amante abandonnée, elle s'était convertie au catholicisme ; le roi lui avait donné une pension de 2,000 livres, ce qui prouve combien elle était déchue de son ancienne opulence. Enfin elle mourut, âgée de cinquante-trois ans, selon la déclaration du comte de Noce, son gendre, le 6 janvier i6o,3, rue aux Vaches, aujourd'hui rue Kousselet, sur la paroisse de Saint-Sulpice.

Comme tout cela est loin des promenades sur la terrasse du jardin de Keuillly, des cercles brillants, des réunions galantes et spirituelles de la rue Saint- Honoré, enfin des madrigaux de son volage époux !

Sortons de l'hospice pour revenir à la poésie.

La finesse, le charme, la galanterie la plus délicate, animent ces madrigaux si vifs et si coquets, où

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