‹ Madrigaux de La Sablière, suivis d'un appendice et précédés d'une préfaceChapitre 13 sur 78 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

se glisse toutefois une pointe d'affectation et de nnièvrerie. Il en a été cité un certain nombre dans le Recueil des Epigrammatistes français, dans le Recueil de Barbin, dans les Annales poétiques, ai7leurs encore; et Voltaire, qui se connaissait en esprit, a inscrit l'auteur parmi les hommes illustres du siècle de Louis XIV, en disant quil a composé des madrigaux où la finesse n'exclut pas le naturel. Walckena'ér s'en réfère à l'avis de Voltaire; Charles Nodier ajoute que la politesse de l'esprit et la grâce du sentiment n'ont rien produit de plus françois.

Dans son Parnasse, Titon du Tillet écrit : « On trouve dans ses vers une grande délicatesse d'esprit et tout ce que la galanterie a déplus noble et de plus fin. »

Kichelet, dans son Recueil des Epigrammastistes : « Montreuil, qui a passé pour le poète qui avoit le mieux réussi en madrigaux, le cèderoit, volontiers à M. de La Sablière, dont les poésies ont beaucoup plus de naturel et de délicatesse. »

Bien que le même Kichelet se montre ailleurs plus sévère et prétende qu'ils ont été froidement accueillis parce qu'ils manquent de variété, quoique très-jolis et très-bien tournés, il en a été fait jusqu'ici huit éditions :

1° Madrigaux de M. D. L. S. — Paris, Cl. Barbin, 1680. In-12 de 4 ff. et 178 pages. Le privilège est du 26 mai 1680, et l'achevé d'imprimer

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