‹ Madrigaux de La Sablière, suivis d'un appendice et précédés d'une préfaceChapitre 21 sur 78 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Qui donnent plus de soucy Que des traitemens plus rudes.

Si vous vous divertissez A me voir dans la souffrance, Songez que vous me laissez, Et ce que c'est que l'absence.

J'ay tant prié, j'ay tant pressé, Que je viens d'obtenir un baiser de Clarice Plus viste qu'un éclair ce plaisir a passé. Si l'amour m'eust rendu justice, Il devoit tout au moins durer Autant qu'il s'est fait désirer.

Il n'est plus, ce mari severe Que le Ciel avoit fait l'arbitre de vos jours.

Et la vertu la plus austère Vous permet désormais de nouvelles amours. Bien que les feux constans d'un cœur réduit en cendre Me donnent aujourd'huy quelque lieu d'y prétendre

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