‹ Madrigaux de La Sablière, suivis d'un appendice et précédés d'une préfaceChapitre 48 sur 78 · LIVRE Q^UATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE Q^UATRIEME

Ce brasselet de mes cheveux,

Qui rendroit un amant heureux, Vous semblera peut-estre un présent ordinaire. De nos deux cœurs unis qu'il soit le doux lien.

C'est peu si vous ne m'aymez guiere;

C'est beaucoup si vous m'aymez bien.

Caliste me fait les doux yeux. Belle Iris, je vous le confesse; Mais je jure par tous les Dieux Que je vous aymeray sans cesse.

Ce n*est pas que cette beauté De mille attraits ne soit pourveuë Mais, mon Iris, en vérité.

Quand une fois on vous a veuë.

On n'est plus dans la liberté.

do MADRIGAUX

En vain, Philis, pour me charmer, Vos yeux taschent de me surprendre Mais promettez-moy de m'aymer, Je n'iray pas loin sans me rendre.

Vous ne songez à m'engager Que pour servir à vostre gloire ; Mais vous aurez part au danger, Ou vous n'aurez pas la victoire.

En m*éloignant de l'aimable séjour Où Montelin a mon ame engagée, Des amours la galante cour Entre nous deux s'est partagée :

Les jeux, les ris, les agréments, Tous les amours qui rendent belle.

Ceux qui des yeux font les doux mouvemens.

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