KOU DÉTEND
« de Provence. Milhau est une dépendance de la province de « Guyenne, éloignée de vingt-cinq ou trente lieues de la Pro- « vence ; il faut traverser le Bas-Languedoc pour entrer dans la « Provence. 11 est vrai que de ce temps-là les princes, tout " souverains qu'ils étoient, ne se faisoient pas une affaire d'a- « voir des domaines particuliers sous la domination d'autres « souverains. Mon sentiment n'est qu'une pure conjecture qui « s'évanouira d'abord, si vous voulez prendre la peine d'entrer « dans la question de fait.
« Encore un coup, Monsieur, je vous remercie de l'honneur « que vous m'avez fait, et je vous exhorte à donner au plus tôt « au public le fruit de tant de veilles. »
Si l'on me voit ici alléguer quelques raisons sur les quatre remarques de M. de La Devèze, ce n'est pas par aucun mépris que je fasse de ses objections que j'ai déjà reconnues pour très judicieuses , mais seulement afin de faire voir que comme il y a diverses manières d'envisager les objets, il ne s'ensuit pas que ce qui paraît condamnable à certain égard, n'ait quelque autre face par laquelle il se peut fort bien disculper. Si l'on ne voit point aujourd'hui dans ma dissertation le premier des quatre articles attaqués par M. de La Devèze, c'est qu'encore que j'eusse une assez bonne raison pour le défendre, savoir, que mon ami n'étant ni nommé, ni môme désigné dans mon écrit, son honneur ne couroit aucun risque, puisque les plus sévères droits de l'amitié la plus sacrée ne nous obligent pas à l'aveuglement sur les faibles de ceux à qui nous la donnons ; encore, dis-je, que j'eusse pu me défendre par cette excuse, j'ai mieux aimé supprimer entièrement l'article par déférence pour M. de La Devèze.
Il n'en est pas tout à fait de même à l'égard de l'expression sur le salut hors de l'Histoire d'Espagne, etc. Gomme elle n'est pas de moi, cette expression, supposé qu'elle soit critiquable > elle doit être mise sur le compte de ce grand maître de notre langue, M. de Vauyelas^ et non pas sur le mien, quelque adop-