‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean RouChapitre 10 sur 188 · AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEUR

Je ne me scrois jamais avisé de mettre ni préface ni avertissement à la tête de ces Mémoires, sans l'obligation où j'ai cru être d'aller au-devant d'une espèce de critique qu'on pourra faire de quelques minuties qui se trouvent répandues çà et là dans le cours de mon enfance et dans celui des premières années de ma jeunesse. Bien des gens diront sans doute Là-dessus : Quelle nécessité y avoit-il pour l'auteur,- dont l'ouvrage, dans la suite d'une cinquantaine de plus de mille pages que contiennent ces deux volumes, est rempli d'un si grand nombre défaits curieux, graves et solides; quelle nécessité, encore une fois, y avoit-il pour lui d'avilir de si grandes matières par ces trois ou quatre traits de puérilités dont il pouvoit épargner la nausée à ses lecteurs?

L'objection, sans doute, a d'abord quelque apparence de fondement; mais cette apparence est anéantie par la grande raison que je vais représenter : c'est que je ne me suis arrêté à ces bagatelles que par l'occasion commode qu'elles me fournissoient d'élever l'attention de mes lecteurs, ou pour parler avec plus de précision et de justesse, celle de mes chers enfants, à

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des remarques de la plus haute importance sur les merveilles de la conduite de Dieu dans tout ce qui nous regarde ; n'y ayant pas jusqu'à nos plus grandes faiblesses, même à nos folies, dont sa sagesse ne sache tirer la matière des plus grandes bénédictions. C'est ce qui se voit par exemple aux pages 29, 37 et 38 de la première partie de ce 1er volume, et aux pages 268 et 269 de la 2e partie du même volume. Rien de tout ce qui peut nous mener à Dieu ne doit être traité de pièce de rebut.

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