‹ Magasin pittoresque (volume 2)Chapitre 414 sur 712 · L’ÉCUME DE MER · texte numérisé non relu

L’ÉCUME DE MER

La substance connue vulgairement sous le nom à'écmne de mer se compose de silice, de magnésie et d’eau : c’est donc un silicate de magnésie hydraté, la magnésite. Cette substance, qu’on tire de l’Asie Mineure, est compacte, blanchâtre, homogène et légère. C’est sans doute de cette légèreté que lui vient son nom d'écume, et peut-être aussi, selon l’opinion de beaucoup de marchands, du nom de Gulm ou Kulm, ville mystérieuse du Levant, qu’on ne

trouve pas dans les dictionnaires de géographie , et qui serait voisine d’un gisement de magnésite.

La magnésite, au sortir de la carrière, se délaye et se lave dans des réservoirs^ remplis d’eau qu’on agite fortement; les eaux troubles sont transvasées dans d’autres bassins, où elles déposent la matière dans un grand état de ténuité; on enlève ensuite l’excès d’eau, et quand la pâte a acquis la consistance nécessaire, on la moule et on la cuit légèrement : les pipes étant cuites, on les plonge dans des bains d’huiles odoriférantes bouillantes.

On assure que les véritables pipes d’écume deviennent transparentes lorsqu’on les fume , et qu’on voit le feu au travers. Quant à la valeur d’une pipe d’écume, elle dépend de la grosseur du bloc, de sa pureté et de la richesse de ses ciselures.

On trouve en Espagne, en France, aux environs de Paris, une variété de magnésite distincte de celle qu’on exploite en Asie Mineure , plus ou moins terreuse, souvent grisâtre, et toujours très-tendre.

LES RUINES D’ÉPHÉSE.

L’heureuse situation d’Éphèse, à l’embouchure du Caystre, explique le développement considérable qu’elle avait pris dans l’antiquité. Déjà, du temps de Crésus, elle était célèbre par son luxe et par son magnifique temple de Diane, une des sept merveilles du monde. La statue de ce temple avait la forme égyptienne et symbolique d’une déesse à plusieurs mamelles; elle était de cèdre, dit Vi-

Éphèse (Asie Mineure). — Façade du grand gymnase. — Dessin de A. de Bar, d’après une photographie de Svoboda.

truve, pour quelle durât éternellement. La nuit où naquit Alexandre, Érostrate réussit à s’immortaliser en mettant le feu à l’édifice. Vingt ans après, Alexandre, pendant son expédition, proposa aux Éphésiens de consacrera la restauration de leur temple les dépouilles des Perses ; mais ils refusèrent son offre : ils voulaient avoir seuls l’honneur de cette reconstruction, et leur zèle était tel que les femmes mêmes de la ville y travaillèrent. Il fallut deux cent vingt ans pour le porter à sa perfection.

Il était de style ionique; c’est le premier grand édifice dans lequel on ait introduit les colonnes cannelées et les chapiteaux à volutes. Ces colonnes étaient au nombre de cent vingt-sept ; trente-six étaient sculptées avec un art admirable. La longueur du temple était de quatre cent vingtcinq pieds, et sa largeur de deux cent vingt.

Les chefs-d’œuvre qui remplissaient cet édifice ne le rendaient pas moins remarquable que sa grandeur immense. Le temple d’Éphèse était considéré comme une espèce d’asile sacré où les plus grands artistes de l’antiquité plaçaient leurs œuvres pour les faire passer à la pos-

térité. Praxitèle, Scopas, Parrhasius, Apelles, tinrent à honneur de consacrer leur génie à sa décoration et à son embellissement. Apelles y représenta Alexandre tenant en main la foudre; Parrhasius fit Ulysse jouant la folie, un groupe de Méléagre et Atalante ,■ m Persée , Castor et Pollux, Achille, Agamemnon, etc.

Il y a peu de temps encore , on désespérait de retrouver jamais , parmi une masse de ruines informes , celles qui furent le temple de Diane. Un architecte anglais, M. Wood, après de longues et persévérantes recherches, a été assez heureux pour en découvrir l’emplacement et en restituer le plan dans ses parties les plus essentielles; il en a même retrouvé de remarquables débris, et notamment des fragments des fameuses colonnes sculptées; ce sont des fûts enveloppés de ligures en bas-relief, que l’on peut voir actuellement à Londres, au Musée britamiique.

Déjà, sous Tibère , un tremblement de terre avait fortement endommagé les édifices d’Éphèse. Sous Constantin et Théodose, les temples païens furent dépouillés au profit des églises chrétiennes qui se construisaient de toutes parts^

Les colonnes de jaspe vert qui servent à soutenir le dôme de Sainte-Sophie ont appartenu originairement au temple de Diane d’Éphèse; elles furent transportées à Constantinople par ordre de Justinien. Dans le Dôme de Dise on voit aussi deux colonnes apportées d’Éphése. On sait qu’un édit de Tliéodose avait ordonné la destruction des temples cousacrés aux divinités païennes , et cet édit fut exécuté dans certaines provinces avec une extrême rigueur. Les statues de marbre qui ne furent pas mises en pièces furent enfouies sous terre, et les statues de bronze furent fondues par les Sarrasins et les croisés pour servir au payement de leurs armées.

Les princes de Carie ayant jugé utile d’élever une citadelle et une ville dans une position très-voisine d’Éphèse, à Aiasoluk, situé à deux milles seulement, employèrent

les matériaux de l’ancienne ville pour construire la nouvelle . C’est là surtout ce qui explique pourquoi on ne distingua bientôt plus le site de la cité magniOque que par des monceaux de débris épars sur un vaste espace. On distingue encore des voûtes, des portes de marbre blanc, des arcades, mêlées à des blocs de marbre d’une grosseur énorme.

Un autre édifice que l’on pense reconnaître avec quelque certitude est le gymnase, qui était un des plus célèbres et des plus vastes de la Grèce. On y trouve encore debout une double porte de grandes proportions, semblable à un arc de triomphe, et qui avait été considérée par quelques voyageurs comme un fragment du temple de Diane. Toutes les parties de murailles et toutes les constructions voisines démontrent que ces débris appartenaient à un immense gymnase,

Éphèse. — Partie centrale des ruines du temple de Diane. — Dessin de A. de Bar, d’après une photographie de Svoboda.

Dans ces édifices jadis si bruyants et où s’agitait une foule tumultueuse règne aujourd’hui le silence de la mort ; . parfois quelques troupes de Turcs nomades viennent y planter leurs tentes; ils ne sauraient pas même dire sur quelle ville ancienne ils sont campés ; où se dressaient avec tant d’orgueil les édifices superbes, tout a péri pour Éphèse, même jusqu’au souvenir de son nom.

LES CONFRÉRIES DE CHARITÉ

EN NORMANDIE

« Chez tous les peuples, dés les temps les plus reculés, dit 1 auteur de l’Histoire des usages funèbres chez les anciens, il y eut des institutions et des cérémonies consacrées et tracées a l’avance pour accompagner la dépouille de 1 homme à sa dernière demeure. Partout et toujours on voulut solennellement payer de derniers honneurs les services de toute une vie , et témoigner par une dernière pompe ses douleurs et ses regrets. »

Parmi les différentes institutions destinées à atteindre ce but, il en est une qu’on peut dire spéciale à la Normandie, et qui semble digne d’être étudiée d’une manière particulière : c’est l’institution des confréries appelées Charités.

Ces confréries, qui sont spécialement chargées de donner la sépulture aux morts , sont très-répandues en Normandie , surtout dans les diocèses d’Évreux , de Lisieux et de Séez.

On les voit apparaître, dès le commencement du douzième siècle, sous la forme qu’elles ont encore aujourd’hui, et acquérir presque immédiatement tout leur développement.

Les plus anciennes confréries de charité du diocèse d’Évreux dont les chartes nous soient parvenues ne datent, il est vrai, que de Paul Capranica, qui a été évêque d’Évreux de 1420 à 1427. C’est en effet cet évêque, Romain de naissance et secrétaire du pape Martin V, qui a fondé la.Charité d’É"reux en 1423 et celle de Saint-Germain de Louviers en 1424.

Mais la Charité de Notre-Dame de la Couture , à Bernay, qui faisait partie alors du diocèse de Lisieux , date d’une époque pluS ancienne. Sa charte de fondation a été l’ohjet d’une étude très -intéressante de M. Sainte- Marie Mevil insérée dans la Bibliothèque de l’Ecole des chartes en 1855; elle fut l’œuvre des vicaires généraux de Guillaume d’Estourville, évêque de Lisieux, et remonte à 1398, et l’on affirme qu’une autre charité du même diocèse, celle de Landepeureuse , fondée par les sires de Thevray, remonterait à une époque encore plus ancienne et daterait de 1080.

Si l’on s’en rapporte à une bulle en date de 1453, rendue par Thomas Basin, évêque de Lisieux sous Louis XI, et plus tard archevêque de Césarée, la charité d’Orbec dépasserait encore celle de Landepeureuse en ancienneté, puisqu’elle remonterait à l’an 1006. Voici, en effet, ce que porte cette bulle :

«Statuts et ordonnances faictes en continuant et augmentant celles qui, l’an 1006, le 6>"® jour de juillet, furent faictes, et continuer le service divin ès jour et an en l’église N.-D. d’Orbec, pour le salut des âmes des frères, sœurs et bienfaiteurs de la charité ordonnée en ladite église en l’honneur de la S‘® Trinité , de la Vierge Marie dont ladicte église est fondée, de S‘ Jean-Baptiste et de toute la court de paradis. » (')

On trouve, dans l’ouvrage de H. Langlois intitulé Essai sur la calligraphie au moyen âge, la copie d’une miniature extrêmement curieuse, qui représente une assemblée de confrérie de charité en 1466.

« Le prieur, assis à la place d’honneur désignée par la courtine ou tenture de brocart d’or contre laquelle il est adossé, préside cette assemblée, dont plusieurs membres paraissent compter au moyen de leurs doigts. Le personnage assis à la droite du prieur doit être l’esclievin, maître Jehan Goupil, dit la légende; il tient un livre noir à fermoir et doré sur tranche , figurant le livre même de la charité d’où provient cette peinture. Excepté l’espèce de ser.vileur vêtu d’une courte jaquette et tenant au fond de l’appartement, auprès du dressoir, une coupe remplie de vin, tous les autres assistants sont couverts de la robe longue telle que la portait lui-même, cinq ans auparavant, le roi Charles VIII, pour cacher l’extrême exiguïté et la ridicule cambrure de ses jambes. «

Le texte suivant, qui commence au bas de la miniature, achève d’expliquer le sujet de la scène qu’elle représente :

« A la louenge de Dieu le créateur. Et de sa glorieuse mere Marie. A esté commencé ce présent liure pour estre continué par succession de temps corne on peut veoir p’ l’inspection d’icelluy. Auquel sont escriptz par ordre les comptes des eschevins qui ont estés instituez en la charité Dieu et N’re-Dame de Becouiirance. Fondée en legl’e conuentual des Carmes à Rouen depuis la création et fundacion dicelle. Quifu le quinziesme jour d’auril lande grâce mil iiij soixante six. Affin que les freres qui sont et seront pour le temps aduenir de la dicte charité voyent et congnoissent comme et en quelle maniéré les deniers dicelle ont estés distribuez et gouvernes. Et que par ce aussi les ' diz freres soyent incitez plus facillement par noble et vertueux courage de augmenter les choses de bien eu mieulx . » Chose très-curieuse, les costumes que l’on voit représentés dans cette miniature se sont conservés depuis quatre siècles, et se retrouvent encore aujourd'hui, avec peu de changements, chez certaines confréries.

Ainsi, c’est le même chaperon attaché sur l’épaule, qui est le signe caractéristique des Charités en général (®) , et

(’) Notice historique sur Orhee, par E. Lacour.

Ç) Être admis dans la cnnfrdrie dont le nombre des membres’est limité s’appelle prendre le ebaperon nu la livrée du frère à remplacer.

qui ne diffère guère de l’une à l’autre que par la couleur et les ornements d’or ou d’argent brodés sur le médaillon.

C’est encore le bonnet de feutre pointu , terminé quelquefois par une houppe de laine d’une autre couleur, et jusqu’à la robe longue imitée du roi Charles VIII qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours chez quelques confréries de campagne.

Rien, du reste, n’est plus pittoresque que les différents costumes de ces confréries, qui remontent pour la plupart au moyen âge et qui varient suivant les localités.

Tantôt les frères portent un rabat comme les gens de justice, tantôt ils ont le cou entouré d’une fraise à la Henri IV; ici ils sont coiffés d’un bonnet pointu terminé quelquefois par une houppe de laine, ainsi que nous venons de le dire ; là ils portent une toque qui ressemble à celle des avocats ; ailleurs c’est un véritable mortier de président tout couvert de galons; plus loin, l’usage séculaire veut que ce soit une barrette comme celle du clergé ; telle charité porte des chaperons noirs ou rouges comme la magistrature; telle autre les a bleus et scintillants de broderies d’or ou d’argent, représentant le saint ou la sainte sous le patronage de qui la confrérie est placée (souvent saint Sébastien, saint Martin ou saint André, ou plus souvent encore la Vierge, oul’ostensoir figurant le Saint-Sacrement).

Généralement, chaque frère, en culotte courte, recouvert d’une robe noire fendue ou d’une jaquette courte, la chausse ou chaperon sur l’épaule, tient à la main, dans les grandes cérémonies religieuses, une torche appelée ioulie oujlong bâton de cire, ou plus fréquemment de bois peint bariolé de toutes sortes de couleurs, orné, suivant les lo- J calités, de rubans, de bandes de velours, de fleurs en cire, j d’étoiles et de niches abritant de petites figurines, et ter- : miné à son sommet par une petite chandelle allumée, j En tête de la procession ou du convoi funèbre s’avance I ordinairement le sonneur, que l’on appelle aussi iintenel- I lier, cloqueteux ou cliqueteux de la confrérie, vêtu, comme , un héraut d’armes, d’un tabar ou dalmatique de velours noir I parsemé de larmes d’argent, et secouant gravement l’une I après l’autre, avec un mouvement de poignet à la fois j brusque et saccadé, les clochettes ou tintenelles de timî bres différents qu’il tient de chaque main ; il les fait reten- I tir dans le double but de marquer le pas et de commander I l’attention et le respect.

I Derrière lui vient la bannière de la charité , ou grand tableau en carré long, de toile peinte, représentant le saint ; patron de la confrérie, portée par un frère au bout d’un I long bâton terminé en croix.

I Ensuite défilent solennellement, sur deux lignes paral- I léles, les membres de la confrérie dans leur ordre hiérar- I chique, le bonnet ou la barrette sur la tête et le chaperon I en bandoulière, armés chacun de la torche dont nous avons parlé plus haut, ou portant à bras le cercueil en se relayant de distance en distance.

Les confréries de charité n’ont pas gardé seulement leurs costumes du moyen âge ; elles en ont conservé encore différentes coutumes primitives et vraiment curieuses.

Ainsi, dans certaines compagnies, après avoir descendu le cercueil dans la fosse et l’avoir recouvert de terre, avant de se séparer, les frères croisent leurs pelles et les râteaux qui leur ont servi à rejeter la terre, étendent dessus le drap mortuaire, et, avant de faire l’aspersion de l’eau bénite, ils se réunissent autour de la fosse et entonnent un cantique en langue macaronique, moitié français moitié latin, de l’effet le plus étrange.

Voici le texte de Tun de ces cantiques que nous nous sommes procuré, et qui nous a paru mériter d’être reproduit à cause de sa singularité et en .même teraps.de sa naïveté touchante :

0 bone

Jesu, Domine,

Audi pia Preconia Familiæ Cliristianæ.

Regardez , ô Dieu de bonté,

Les pleurs et les gémissements Que versent sur le trépassé Ses pieux et tendres parents.

O bone. . .

Devenez son consolateur.

Et oubliez entièrement

Les péchés qu’il eut le malheur

De commettre de son vivant.

O bone. . .

Souvenez-vous qu’étant chrétien, 11 eut part à vos sacrements.

Et qu’il y goûta le vrai bien Qui fut promis à vos enfants.

O bone. . .

Tout ce que vous fites pour lui Pendant qu'il fut dans ces bas lieux Lui fait espérer aujourd’hui Que vous exaucerez ses vœux.

O bone. . .

^'üus qui êtes son rédempteur.

Sauveur aimable, ô doux Jésus !

Devenez son médiateur ;

Placez-le avec vos élus.

O bone. . .

Chargés du salut des humains Par la suprême autorité,

-\nges, portez-le dans vos mains

Au sem de la divinité.

O bone. . .

Sainte Vierge, mère de Dieu, Priez pour lui le Tout-Puissant, Afin qu’au sortir de ce lieu 11 arrive au ciel triomphant.

O bone. . .

Gband saint Pierre, notre patron, Nous avons confiance en vous.

Daignez demander le pardon Pour celui que nous pleurons tous.

O bone. . .

Saints et saintes du paradis.

Portez nos vœux à TÉternel,

Pour que le défunt soit admis A la jouissance du ciel.

O bone. . .

En priant pour le trépassé.

Pensons à nous sérieusement ; Pleurons sur nos péchés passés ; Vivons pour mourir saintement.

O bone. . .

Adieu parents, adieu famille; Adieu, puisqu’il faut nous quitter; Adieu parents, adieu amis;

Adieu, c’est pour l’éternité.

O bone Jesu, Domine,

Audi pia Preconia Familiæ Christianæ.

A.men.

Le style, sans doute, n’est pas riche, la rime non pins, mais il est impossible de se représenter à la lecture l’effet produit par ces simples paroles chantées sur un tou plaintif, au milieu des pleurs et des sanglots des assistants.

La suite à une prochaine livraison.

beaucoup de voyageurs l’ont affirmé, mais bâti avec des pierres d’assez faible dimension et régulièrement agencées entre elles.

Très-étroit à son orifice supérieur, il s’élargit ensuite un peu, et sa profondeur actuelle est d’environ 24 mètres. Elle était autrefois bien plus grande ; car presque tous les pèlerins qui le visitent ont l’habitude d’y jeter des pierres pour savoir s’il contient encore de l’eau, et juger approximativement de sa profondeur par le temps que mettent les pierres à descendre. Il est ordinairement à sec, la source qui lui fournissait de l’eau se trouvantprobablement plusieurs mètres plus bas et obstruée par cet amas toujours croissant de petites pierres. Néanmoins, à l’époque des grandes pluies, cette source se fait encore quelquefois jour à travers, et les voyageurs y ont signalé alors trois ou quatre mètres d’eau.

Quoi qu’il en soit, une tradition non interrompue et admise à la fois par les chrétiens, les juifs, les samaritains et les musulmans, fait remonter l’origine de ce puits jusqu’au patriarche dont il a conservé le nom, et qui l’aurait creusé dans le champ acheté des fils de Hémor. On l’appelle également Bir es-Samirieh (puits de la Samaritaine), parce que c’est sur la margelle qui l’entourait qu’était assis Notre- Seigneur lorsqu’il eut avec la Samaritaine l’admirable entretien raconté par l’Évangile.

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