THÉRÈSE, ANTOINE
ANTOINE, ejitrant par le fond.
Marraine !
THÉRÈSE
Ah! c'est toi, filleul ?.. Eh bien, quelles nouvelles du château ?
ANTOINE, lui donnant une leltre.
Mademoiselle Valentine est plus séquestrée que jamais. Voici la lettre de madame d'Aubray, je n'ai pu la remettre à sa fille.
THÉRÈSE
Est-il possible ?
ANTOtNK.
C'est comme ca.
THERESE
Ainsi, ce n'est point assez d'avoir été arrachée des bras de l'enfant quelle revoyait après dix années, ce n'est pas assez d'avoir été chassée avec injures du château qui lui appartient et de s'être vue réduite, elle, la marquise d'Aubray, à accepter un asile dans cette chaumière; elle n'a pas même la consolation de pouvoir écrire à sa fille. Réunies par la bonté du ciel, la méchanceté d'un homme les sépare plus que jamais ! [Elle jette la lettre sur une table.) Sais-tu du moins comment se porte Valentine? les gens du château ont-ils craint dese compromettre en te disant l'état de sa santé?
ANTOINE
Peut-on parler tout haut sur ce sujet?